Le Grand Frou |
Puis elle pénètre dans le flanc
oriental de l'anticlinal occidental par une gorge de plus en plus
profonde qui ne pénètre que lentement vers le bas
dans la succession stratigraphique. Il n'y a, là encore,
aucun accident tectonique qui ait dirigé son cours
ou qui puisse expliquer le choix de l'emplacement de son tracé.
La longueur de cette gorge est due à ce que le tracé
du thalweg n'est que faiblement oblique à l'azimut des
couches (comme si la rivière avait cherché à
contourner l'obstacle de cette dalle urgonienne). L'orientation
de ce tracé est également cause de ce que, en rive
gauche, la route traverse l'urgonien du flanc ouest du synclinal
par un long trajet à flanc, en partie sur des dalles structurales.
Au contraire la vue sur les pentes de la rive opposée montre
que le coeur miocène du synclinal s'y développe
largement.
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On distingue en arrière-plan le promontoire de la Roche Veyrand, qui appartient au crêt urgonien du flanc oriental de l'anticlinal médian (on mesure la dénivellation introduite par le plissement et le chevauchement de la Chartreuse médiane entre ces deux barres rocheuses homologues). |

Au Grand Frou le Guiers Vif s'échappe de cette gorge en pénétrant dans l'Hauterivien sous-jacent, où son cours devient (bien sûr) brutalement moins encaissé.

La gorge recoupe là, par une profonde entaille, l'abrupt ouest du crêt d'Urgonien qui s'abaisse, en rive gauche, depuis les Rochers du Frou. A cette occasion la ligne de falaises décrit un "V topographique" fortement saillant vers l'est, pour se raccorder, en rive droite au crêt symétrique des Égaux (d'une rive à l'autre il n'y a aucun changement de pendage mais la falaise de rive droite s'élève beaucoup moins vite, parce que son tracé est plus proche de celui de l'azimut des couches).
Depuis le Frou la route traverse, dans le sens stratigraphiquement descendant, le flanc oriental de l'anticlinal occidental, jusqu'aux calcaires du Fontanil qui affleurent le long de la route jusqu'à l'orée d'une prairie. Au delà elle contourne par un tournant saillant vers le nord un éperon rocheux au revers ouest duquel s'appuie le hameau du Châtelard
Cet éperon, formé d'Urgonien vertical (et flanqué du côté ouest par les calcaires bicolores des couches à Orbitolines), appartient au flanc oriental du synclinal de Couz - Berland. Son revers oriental épouse pratiquement la surface du chevauchement de la Chartreuse occidentale (= "chevauchement de Voreppe"), dont c'est ici l'ultime tracé en allant vers le nord.



L'anticlinal des Égaux en rive droite de la gorge
du Guiers Vif,
vu de la route D520c, depuis le pré situé en amont
du verrou rocheux du Châtelard (aire de retournement des
véhicules longs).
Il s'agit d'un pli déjeté, dissymétrique,
"en genou". Son flanc ouest est certes plus incliné
que son flanc oriental mais il ne montre aucune tendance à
se renverser pour amorcer une rupture en pli-faille.
La charnière montre, dans l'Urgonien inférieur,
des dislocations mineures (chevauchements dysharmoniques*) qui
sont représentées dans le schéma ci-après
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| Saint |
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