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La Pointe de Thivelet, 1231 m.
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entre vallée de Couz et vallon de Corbel.
Ce sommet, en forme de promontoire rocheux
dominant le Guiers Vif au dessus du village de Corbel,
représente la terminaison méridionale du chaînon
de l'Outheran. Sa crête rocheuse est formée par
les calcaires du Fontanil du flanc occidental de l'anticlinal
médian, affecté par le chevauchement de la Chartreuse
médiane.
image sensible au survol et au clic

La crête de Thivelet ,
vue du sud, depuis la rive gauche du Guiers Vif (Le Planay)
L'interprétation géologique est réduite à
l'essentiel : voir le cliché et les schémas ci-après
pour plus de détails.
N.B. : C'est un effet de perspective qui donne l'impression (erronée)
que la surface de chevauchement est pentée à moins
de 45°.
image sensible au survol et au clic

La crête de Thivelet,
vue du sud, depuis le sommet du Petit Som
Cette vue lointaine et légèrement plongeante restitue
une perspective qui montre mieux la place de ce petit sommet dans
son environnement. On a seulement représenté les
principales cassures qui la découpent, notamment les failles
"R" du schéma ci-après.
a.Ma = anticlinal médian ; Ø2W = chevauchement de la Chartreuse médiane
(cassure occidentale) ; Ø2E = chevauchement de la Chartreuse médiane (cassure orientale)
On trouvera
d'autres clichés de cette crête, dans son environnement,
aux pages "Sermes"
et "Corbel"
Coupe de la crête de Thivelet, à l'ouest
de Corbel.
Cette coupe, parallèle à la vallée
du Guiers Vif, a été dessinée en tenant
compte des observations que l'on peut faire en rive droite (nord)
de cette dernière)
Elles montrent que le chevauchement de la Chartreuse médiane
sur la Chartreuse occidentale n'est pas une surface de cassure
unique, mais une bande de terrain cisaillée, épaisse
de quelques centaines de mètres, que limitent deux failles
à pendage assez fort : la faille orientale (Ø2),
qui possède le plus fort rejet, et la faille occidentale
(Ø'), sensiblement parallèle, qui met en
contact cette zone broyée avec la molasse miocène.
La bande de terrain intermédiaire est hachée
par des failles secondaires R ("de Riedel"),
disposées en échelons obliques.
C'est là un dispositif tout à fait exemplaire
qui illustre l'aspect classique des zones qui ont subi un cisaillement*
tectonique (c'est-à-dire des "couloirs de failles").
Noter que le synclinal des Égaux, sous le chevauchement,
se réduit à un long flanc ouest et à un simple
crochon synclinal (le Sénonien, présent à
son coeur, manque plus haut sur les flancs, où il a été
enlevé par l'érosion anté-Miocène).
N.B. c'est par erreur que la carte
au 1/50.000° feuille "Montmélian" représente
la nervure rocheuse qui descend à l'ouest de Corbel jusqu'au
Guiers comme formée uniquement par une bande de calcaires
du Fontanil. La coupe ci-dessus est beaucoup plus proche de la
réalité
(voir une description détaillée dans le
fascicule n°1J).
Pour atteindre le village de Corbel à
partir de Saint-Jean-de-Couz (par le col des Égaux), la route D.45 traverse l'extrémité méridionale
de cette crête et en donne une assez bonne coupe. Celle-ci
montre que le chevauchement de la Chartreuse médiane se
dédouble en deux failles majeures, entre lesquelles se
développe une zone accidentée de fractures mineures
multiples.
Un examen pas à pas de cette coupe permet d'analyser la
fracturation complexe de ce couloir de failles*) où les
divers termes de la succession stratigraphique sont seulement
représentés par des petits tronçons de leurs
couches (dans l'ensemble verticales) juxtaposés tectoniquement.

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nouvelle
fenêtre
Coupe de détail du flanc occidental de l'anticlinal
médian
donnée par les tournants en encorbellement de la D45, à
l'ouest de Corbel
Les cassures notées R1, R2,
R3 sont des cassures mineures de la même
famille que celles notées R sur le schéma
d'ensemble ci dessus.
Le jeu de ces cassures aboutit globalement à un étirement,
que l'on peut donc dire "discontinu", du flanc ouest
de l'anticlinal médian.
Cette coupe montre la constitution de détail
de la zone de cisaillement du chevauchement de la Chartreuse médiane
sur la Chartreuse occidentale : On y voit que ce dernier n'est
pas une surface de cassure unique, mais une bande de terrain cisaillée,
épaisse de quelques centaines de mètres, que limitent
deux failles majeures à pendage assez fort, la faille orientale
(Ø2E), qui limite les affleurements de calcaires
du Fontanil par rapport à ceux de Berriasien marno-calcaire,
et la faille occidentale (Ø2W), qui met en contact
cette zone broyée avec la molasse miocène.
Les tracés de ces deux cassures majeures déterminent
des zones déprimées et sont le plus souvent masquées
sous les éboulis. toutefois une reprise récente
de l'exploitation de la carrière a déblayé
partiellement les éboulis à l'extrémité
gauche de la coupe. Cela a mis à nu, sur quelques mètres
de dénivellation, la zone de broyage correspondant à
la faille Ø2W : on y voit en effet l'Urgonien (avec
ses couches à Orbitolines, amincies mais bien reconnaissables
surtout vers le haut) reposer directement, et obliquement aux
couches, sur une lame, épaisse de quelques mètres
seulement, de Sénonien marneux, très schistosé.
Cette lame est bordée à sa face inférieure
par une bande décimétrique de brèche rouge
à galets de silex, du type de celles de l'Oligocène
(Ol). On passe enfin de cette dernière à
la molasse miocène (M) par l'intermédiaire
d'une zone d'intrication de quelques décimètres
due au broyage tectonique.
Entre Ø2E et Ø2E, la route
coupe, d'est en ouest, des calcaires du Fontanil, puis de l'Urgonien.
Les couches de ces deux formations ont un pendage subvertical,
souvent très difficile à discerner. La première
est en fait superposée à la seconde, au niveau d'un
mur de maçonnerie, par une importante cassure chevauchante
à faible pendage est (R3). Entre cette faille et
une autre, un peu plus haute (R2), un peu d'Hauterivien
et de Barrémien inférieur, fortement schistosés
par écrasement, affleurent au dessus du caniveau. Une troisième
cassure analogue (R1) a également été
distinguée sur le croquis au sein même des calcaires
du Fontanil, mais il y en a bien d'autres.
D'autre part la largeur occupée par l'ensemble de ces formations
est anormalement faible. C'est qu'elles sont en outre hachées
par une multitude de failles plus mineures, parmi lesquelles prédominent
celles analogues à R1, R2 et R3. Toutes ces
cassures doivent être considérées comme des
" failles de Riedel "*, induites par le chevauchement
de la Chartreuse médiane, et branchées sur les failles
majeures des deux bords de la zone cisaillée. Elles concourent
à l'étirement ("discontinu") du flanc
occidental de l'anticlinal médian.
NB : le développement de la végétation
et le glissement de matériel ébouleux font que,
en 2006, la partie la plus occidentale de cette coupe (dans la
carrière) est devenue partiellement masquée.
Ce secteur
est visité par les itinéraires
du fascicule
n°1J
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Carte géologique simplifiée
de la Chartreuse occidentale et de ses confins occidentaux au nord du Guiers
Vif
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes
Légende
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carte géologique au 1/50.000° à consulter
: feuille Montmélian
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