| Le Grand Serre, 2141 m |

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Le versant occidental du Grand Serre
vu d'avion, du sud-ouest, depuis l'aplomb de Villard-Saint-Christophe
La succession normale des couches, de plus en plus pentée vers l'ouest dans le bas du versant, est accidentée d'ondulations et redoublée par la faille de Comboursière (f.C). Elle est tranchée en biseau au bas des pentes, du côté nord, par la faille de Pétichet (f.P).

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Vue rapprochée de l'arrachement de la Fontaine du Fayet (versant occidental du Grand Serre)
vu d'avion, du sud-ouest, depuis l'aplomb du Mas, au nord de Villard-Saint-Christophe.
Du côté droit (sud) le paquet tassé
s'est détaché par simple glissement couche sur couche
; du côté gauche les bancs ont été
au contraire sectionnés.
La source de la Fontaine du Fayet doit certainement son origine
au rassemblement, au fond du ravin du bedrock que comblent les
éboulis, des eaux infiltrées dans les fissures du
paquet tassé et dans ses éboulis.
Au sein de la succession liasique du Grands Serre il se manifeste cependant une complication : il s'agit d'une cassure N-S, subverticale, qui passe peu à l'ouest du col du Parché et qui rehausse son compartiment occidental (auquel appartient le sommet du Grand Serre). Cette faille de Comboursière se suit dans le versant ouest du Tabor, en passant par la localité éponyme, jusqu'au sud de Nantes en Ratier. Il est très vraisemblable qu'il s'agit d'une faille extensive ancienne (jurassique) qui a été basculée vers l'est par la déformation compressive des couches du contenu de l'hémigraben. En effet le Domérien et le Toarcien sont très réduits sur la lèvre ouest de la faille et au contraire épais sur sa lèvre est.

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coupe d'ensemble du chaînon, du lac de Laffrey au
col de l'Oullière
extrait de J.C. Barféty, 1985 (présentation légèrement
retouchée)
À l'extrémité sud des crêtes, l'entaille du ravin de la Jonche, qui descend vers l'ouest du col de l'Oullière, donne une bonne coupe de la succession stratigraphique de la montagne.

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Le versant méridional de la montagne du Grand Serre
vu du sud, depuis le versant occidental du Tabor (alt. 2020 sur
l'échine des Barres)
Le ravin supérieur de la Jonche donne une coupe
naturelle de la série stratigraphique du Grand Serre (le
point culminant de la montagne est masqué par le Pérollier).
s.pa = surface de la pénéplaine anté-triasique.


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Le versant nord-oriental du Grand Serre (entonnoir de réception
du ravin du Grand Rif)
vu d'avion, du nord-est, depuis l'aplomb de la station de l'Alpe-du-Grand-Serre
(La Morte).
On peut apprécier la puissance de la succession
liasique, dont les couches, soulignées par la neige, sont
plissotées notamment à l'aplomb du sommet. Dans
l'angle inférieur gauche commence à apparaître
le relief mamelonné des buttes de Lias inférieur,
plus ou moins glissées, sur lesquelles se développent
les basses pistes de la station de l'Alpe-du-Grand-Serre.
f.C = faille de Comboursière (son tracé est
impossible à suivre dans les pentes supérieures
du ravin du Grand Rif.
A partir de là, vers le nord, ce sont les niveaux tendres du Trias qui ont guidé l'érosion pour y tracer le ravin du Grand Rif, qui descend vers Saint-Barthélémy où il rejoint la Romanche. En raison du ploiement antiforme de la série et de la voûte du cristallinles couches acquièrent, du haut vers le bas de ce ravin, un pendage de plus en plus proche de la verticale.

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Le versant septentrional de la montagne du Grand Serre
vu du nord, depuis Fau Laurent (rive droite de la Romanche)
s.pa = surface de la pénéplaine anté-triasique.
a.mB = accident médian de Belledonne ; f.P = faille de Pétichet (elle décale dans le sens dextre le
tracé de l'accident médian de Belledonne).
À l'extrémité nord de l'échine de la montagne (col du Fond des Sciaux) ces couches font brutalement place aux micaschistes du rameau externe de Belledonne, et plus à l'est, dans le ravin du Grand Rif, aux affleurements assez disloqués de Trias et de Houiller qui jalonnent l'accident médian de Belledonne. Cette terminaison brutale des affleurements mésozoïques se fait là transversalement aux couches et selon un tracé qui prolonge parfaitement celui de l'importante faille de Pétichet, qui traverse en diagonale NE-SW le plateau de la Matheysine (voir la page "Laffrey").
On peut se demander ce que devient la faille de Pétichet au nord-est de Saint-Barthélémy, car il est peu concevable qu'elle disparaisse là alors qu'elle a un rejet dextre de 5 km sur la plateau des lacs de Laffrey. J'ai soumis cette seconde hypothèse à Mr René-Pierre Ménot (Professeur à l'Université de Saint-Étienne) ; dans sa réponse il évoque "la présence d'accidents SSW-NNE, qui sont bien visibles en rive gauche de la Romanche.
Ils sont bien décrits dans les formations ophiolitiques et largement
sous estimés dans les formations de Rioupéroux-Livet ; ces accidents
SSW-NNE déterminent le tracé de la vallée de la Romanche.", avant de conclure que "si l'on peut discuter du tracé exact, au niveau de la
vallée de la Romanche, du prolongement du décrochement de Pétichet, il
me paraît parfaitement fondé de voir sa continuation dans l'accident
multiple de la Pra et d'y voir un jeu dextre alpin". |
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