ravins de Rousset et du Château |
Les basses pentes du versant occidental de
la crête du Blayeul sont entaillées par les ravins
du Château, et de Rousset, qui traversent et mettent à
nu la surface basale de la nappe de Digne.
Il s'avère que, sous cette surface de chevauchement, l'autochtone
relatif de la nappe est affecté de complications structurales
dont on peut penser qu'elles sont, d'une façon ou d'une
autre, dues à la mise en place de la nappe.

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La semelle de la nappe est constituée par les argilites dolomitiques jaunes et pourpres du Trias supérieur, à la base desquelles on trouve une lame discontinue, épaisse de 1 à 10 mètres de gypses et/ou de cargneules.
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Immédiatement dessous on trouve en premier lieu une «unité intermédiaire», constituée par un chapelet de blocs lenticulaires de dimensions hectométriques, essentiellement constitués par du Jurassique supérieur. Ces derniers sont en disposition renversée, avec des conglomérats de la Molasse Rouge collés à leur face inférieure : il s'agit de fragments dissociés (blocs-klippes*) d'une lame que l'on suit vers le nord, par la Colle du Château, jusque dans les pentes de Saint-Clément, où elle se raccorde à la succession liasique des Barres de Proussier, c'est-à-dire à l'«unité de Chine». Le débitage en blocs de cette lame est le fait de failles extensives, peu inclinées, qui se connectent à angle aigu sous la surface de chevauchement : il s'agit à l'évidence de failles de Riedel* créées par entraînement lors du charriage.


La Molasse Rouge autochtone, que recouvre l'unité
intermédiaire, est affectée de deux sortes de dislocations
:
- Immédiatement sous les blocs-klippes on y observe des
plis synclinaux de taille décamétrique et d'axe
N120, déversés vers le sud : ce sont évidemment
des crochons* (plis d'entraînement) du charriage.
- Plus bas, dans la masse de la Molasse Rouge,
apparaisent, à plusieurs niveaux, des cassures chevauchantes,
à vergence ouest à sud-ouest, qui font que, sur
la crête de Beilet, des molasses marneuses grises de l'Aquitanien
sont pincées dans la Molasse Rouge. L'un de ces chevauchements
accroît vers le sud, dans le ravin d'Aiguebelle, son rejet
de façon assez importante et a été dénommé
l'«écaille d'Aiguebelle». La Molasse
Rouge, disposée à l'endroit, qui la constitue vient
recouvrir en chevauchement, à Esclangon mairie, le Miocène
marin renversé en crochon (ce pli est le synclinal d'Esclangon).
Contrairement à ce que à quoi l'on s'attendrait,
l'écaille d'Aiguebelle n'est pas une structure d'entraînement
due au charriage. En effet :
1/ elle a fonctionné avant le dépôt de la
formation de Valensole (donc bien avant la mise en place de la
nappe de Digne), commen en atteste sa dislocation en olistolites
à Esclangon ;
2/ sa surface de chevauchement ne se connecte pas à celle
de la nappe, et enfin
3/ sa direction de mouvement n'est pas NNE-SSW, mais presque E-W
(comme l'indique notamment l'orientation d'axe du synclinal d'Esclangon).
Elle est, par contre, très vraisemblablement en rapport
avec les plis, de même vergence, du ravin
du Vèze.

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redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°", par M.Gidon (1977), publication n° 074 |
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| .Pérouré - La Pare |
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Crête de Blayeul. |
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