montagnes du revers sud du Cheval Noir |
Les montagnes situées au nord-ouest de la vallée du Nant Brun constituent les contreforts du chaînon Mont du Fût - Cheval Noir. Elles appartiennent essentiellement à la marge occidentale de la zone subbriançonnaise.
Les pentes de la rive ouest du vallon du Nant Brun permettent d'étudier le contact entre la zone subbriançonnaise et les domaines plus externes. Sur les échines qui descendent du Mont du Fût le tracé de ce contact est N-S et il est jalonné par des amas importants de gypses triasiques qui semblent bien représenter la base de la succession stratigraphique de lu'nité de la Grande Moendaz. Ils s'appuient sur un dispositif compliqué de lambeaux de Trias et de Lias qui reposent sur la partie haute du flysch ultradauphinois et s'intriquent avec elle (on a proposé d'y voir un olistostrome, cf. la publication n°078).

En atteignant le vallon de la Platière (affluent de rive gauche du Nant Brun), puis en rive nord de celui-ci, dans les pentes qui descendent du Cheval Noir, le contact tectonique change de caractère : il prend un pendage extrèmement fort et son azimut pivote dans le sens horaire, passant de N 0° à N 45°.

On constate en outre, surtout à la faveur de la coupe naturelle du vallon d'Orgentil, que cet accident tectonique sectionne franchement la surface de chevauchement par laquelle l'unité du Niélard repose sur le flysch ultradauphinois.

Cette géométrie correspond au fait que le front occidental de la zone subbriançonnaise n'est plus, à partir d'ici, une surface de chevauchement et qu'il se confond désormais avec la faille de la moyenne Tarentaise (qui se poursuit ensuite loin vers le nord).
Ce secteur présente donc un caractère statégique à l'échelle régionale, voir à celle de l'arc des Alpes occidentales françaises. En effet il s'y dessine un coude assez marqué (voir la carte) dans l'azimut des bandes structurales de la marge occidentale des zones internes. Ceci se fait au prix d'une inflexion du tracé du contact tectonique ultradauphinois - subbriançonnais, dont l'azimut passe de N40° à N-S, Cette géométrie correspond tout-à-fait à celle du raccord "en bord de tiroir" entre une rampe latérale de chevauchement et la suface du chevauchement lui-même, ceci supposant un jeu dextre qui est précisément celui que l'on est amené à attribuer à la faille de la moyenne Tarentaise.
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