| Grand Argentier |
Le chaînon du Grand Argentier se détache de la crête frontière vers le nord, en se dirigeant vers le vallon du Charmaix. Il représente, sur cette transversale des Alpes françaises, le chaînon calcaire le plus oriental, avant le domaine des Schistes lustrés. Comme il est principalement armé d'une épaisse dalle de dolomies noriennes et que ces couches supportent, sans lacune, une succession liasique, on le rattache au domaine Piémontais externe, comme on le fait, plus au sud, pour le chaînon du Chaberton. Il représente en fait le témoin le plus septentrional du chapelet des unités que l'on rattache sans discussion à ce domaine.

L'élément constitutif le plus visible est la puissante dalle de dolomies noriennes à pendage fortement redressé, globalement basculée vers l'est (en série inverse), de l'unité du Grand Argentier proprement dite. Elle est sectionnée tranversalement par plusieurs failles extensives mineures, orientées E-W, qui pendent, selon le cas vers le nord ou vers le sud. Ce dernier cas est celui de la faille qui passe au nord du sommet 3020.
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Bloc diagramme schématique montrant les rapports entre les diverses unités, d'une part superposées par charriage et d'autre part juxtaposées par le jeu du faisceau des failles N-S tardives de l'accident d'Arrondaz Faille des Acles (f.A) = faille du
Pas du Roc (f.PR) ; "faille de la Clarée"
(f.Cl) = faille du Jeu (f.J). Les couleurs sont celles de la carte structurale schématique, ci-dessous. |
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Carte structurale schématique En brun rouge les failles extensives du grand linéament
du Briançonnais oriental :
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Du côté ouest les couches de cette
dalle de dolomies sont tranchées en biseau par la faille
du Pas du Roc, qui est la cassure la plus orientale du faisceau
de l'Accident d'Arrondaz.
Du côté est l'unité du Grand Argentier est
doublée par une unité de la Punta Nera qui
est dotée d'une succession sensiblement différente,
comportant peu de Lias et localement des marbres du Jurassique
supérieur. Mais elle possède une semelle de dolomies
noriennes et se rattache, par ce caractère stratigraphique,
au même domaine paléogéographique, piémontais
externe.


Les rapports originaux entre ces deux unités et la manière dont elles se sont imbriquées sont largement énigmatiques (peut-être correspondent-elles à une juxtaposition originelle de deux blocs basculés effondrés au Jurassique, transformée en chevauchement lors des compressions ultérieures).

L'unité de la Punta Nera repose vers l'est, en série renversée, sur l'unité à caractère franchement ligure qui forme les pentes de la pointe et du col de Fréjus. Mais il n'est pas possible, sur le terrain, de placer un accident tectonique séparant clairement la succession de cette unité et celle de la Punta Nera (en fait il semblerait qu'il y a plutôt, entre les deux, un raccord globalement synclinal).
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