Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/guisane_vallouise/chambran.html
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Le vallon de Chambran est pratiquement une
combe monoclinale* car il s'incrit, sur une bonne partie de son
cours, dans les couches relativement tendres du Nummulitique,
entre les pentes de cristallin de sa rive droite (chaînon
de Clouzis), garnies par la dalle des couches nummulitiques autochtones, et les barres calcaires des unités charriées
(sub-briançonnaises et briançonnaises) de sa rive
gauche. En fait il suit ainsi, grossièrement, la limite
géologique orientale du massif du Pelvoux.
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La partie orientale du massif du Pelvoux à la latitude
de Vallouise,
vue d'avion, du sud, depuis l'aplomb de la crête de Reychard
(cliché original obligeamment communiqué par M. Alexandre LAMI)
On voit se dessiner l'arrondi de la demi coupole (symbole
de charnière) que décrit la surface du socle cristallin
(tirets jaunes), enveloppée par les couches nummulitiques,
pour plonger sous la surface frontale des nappes internes (ØSB
= chevauchement du sub-briançonnais).
f.G = faille des Grésourières
; aA = accident d'Ailefroide
(dans la moitié gauche du cliché cet accident est
masqué par la crête de la Blanche) ; ØG
= chevauchement de l'écaille des Grangettes ; ØR
= chevauchement du Pic du Rif (ces deux derniers accidents sont
anté-nummulitiques).
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Le vallon de Chambran
vu d'enfilade, du sud, depuis les pentes de Puy Aillaud.
La marge orientale du massif du Pelvoux montre l'enfoncement
du socle cristallin sous les couches nummulitiques transgressives.
Celles-ci occupent essentiellement la rive gauche du vallon mais
coiffent également, en rive droite le promontoire rocheux
du Peyron.
ØSB = chevauchement du sub-briançonnais ;
aA = accident d'Ailefroide
(prolongement de la faille du ravin du Fraysse): on voit bien
que la bande de Lias et de schistes du Jurassique est tranchée
très en oblique, à son extrémité nord-orientale,
par la discordance* du Nummulitique.
La base de la succession nummulitique (tirets jaunes) est
en outre décalée dans le sens dextre par la faille
du col de Méa (f.M), en grande partie masquée
(dans le ravin du Riou) et par des décrochements plus mineurs
(D1 et D2).
On a omis délibérément de represénter
les détails de structure du Rocher
de l'Yret.
En fait les contacts entre ces différentes
bandes de terrain sont un peu obliques au vallon et, de plus,
décalées par une série de petits décrochements
dextres (qui contribuent à faire passer le tracé
de la surface de base du Nummulitique d'une rive à l'autre).
Le vallon de Chambran est en outre traversé,
beaucoup plus obliquement, par la bande de Jurassique de l'accident
d'Ailefroide. En rive gauche (orientale), à l'extrémité
sud de la Crête de l'Yret (La Sastrière), cette bande
est tranchée en forte discordance ("cachetée"*)
par la surface de transgression du Nummulitique.
Pour être
précis et complet il faut ajouter que la bande liasique
de l'accident d'Ailefroide, ainsi que le cristallin de sa lèvre
sud-est, se prolongent vers l'ouest jusque sous le Rocher de l'Yret en
une bande très étirée presque horizontale.
La bande sédimentaire, subverticale en profondeur s'y
couche donc tangentiellement à la surface du socle aux
approches de la base de la succession nummulitique.
Cette déformation s'explique fort bien dans l'interprétation que j'ai proposée pour la structure du Rocher
de l'Yret et de la Croix
de Cibouit : ces déformations expriment un cisaillement
qui n'est pas oblique mais tangentiel à l'interface socle-couverture ; elles sont donc l'effet
du mouvement
relatif, vers l'ouest, de la couverture par
rapport au socle cristallin
et non d'imbrications prenant naissance dans le socle cristallin pour se prolonger dans sa couverture. |
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Les pentes occidentales (de rive droite) du vallon de Chambran vues du nord-est, depuis le col de la Cucumelle
f.RF = faille du Rif du Fraysse (cassure majeure de l'accident
d'Ailefroide) ; les tirets jaunes soulignent la surface
de base du Nummulitique ; SB = sub-briançonnais
(première unité des nappes internes).
Ce cliché est pris sensiblement dans l'alignement de l'accident
d'Ailefroide (de sorte que l'on voit, en arrière-plan,
la collette du Rascrouset, où cet accident se prolonge
vers le SW).
Le Lias n'affleure qu'au fond de la gorge des cascades inférieures
du torrent de Coste Vieille, mais le tracé de l'accident
d'Ailefroide se lit bien dans la morphologie du versant qui s'élève
vers la Collette.
En avant-plan la bande de Lias qui traverse l'échine sud
du Rocher de l'Yret (coin inférieur droit du cliché)
représente l'extrémité septentrionale des
affleurements de l'accident d'Ailefroide (qui y est cacheté
par la transgression nummulitique).

Bloc en relief interprétatif des pentes occidentales du vallon
de Chambran (versant est de la Crête de Coste Vieille)
La géométrie, représentée ici par
Paul
GIDON en 1954 (présentation du dessin fortement retouchée)
ne laisse voir le contenu sédimentaire de l'accident que
dans la boutonnière d'érosion ouverte par la gorge
inférieure du torrent de Coste Vieille : cela avait conduit
à parler de "synclinaux inapparents"

Voir l'aperçu général sur
la bordure orientale du Massif du Pelvoux

carte géologique au 1/50.000° à
consulter : feuille Saint-Christophe en Oisans et Briançon
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