Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/guisane_vallouise/Blanche_Rouya.html
La montagne de la Blanche et de La Rouya
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(rive nord de la Gérendoine
à l'ouest de Vallouise)
Les pentes qui s'élèvent, vers
l'ouest, depuis Puy Aillaud sont presque entièrement constituées
par les couches nummulitiques autochtones, qui s'élèvent
ainsi, à peine entaillées par l'érosion,
qui les a dénudées en dalles structurales*, jusqu'à
la crête de la Rouya..

version plus grande, muette, de cette image
Le versant sud-est de la Blanche, devant le chaînon
du Pelvoux
vus d'avion, du sud-est, depuis l'aplomb de Vallouise
D (tirets jaunes)
= surface de transgression (discordante) du Nummulitique ; f.G
= faille des Grésourières
le
détail de la partie centrale de ce cliché est figuré
en fin de page
Dans les pentes les plus élevées
l'érosion a entaillé en zig-zag, au gré des
ravins, la surface de transgression* du Nummulitique, ce qui a
mis en évidence le traces d'une tectonique syn-sédimentaire
et de phénomènes de collapse* associés à
des dispositions sédimentaires de détail liées
à la présence de ces accidents. Le sommet de La
Blanche est, quant à lui, coiffé d'une butte témoin*,
en forme de chapeau presque horizontal, formée par les
seuls calcaires nummulitiques.

version plus grande, muette, de cette image
Le versant oriental de La Rouya
vu du sud, depuis la crête du Chastelleret
interprétation à l'aide du schéma ci-après
(la faille fa voit son tracé interrompu en raison
de son cachetage* par les calcschistes (marnes) du Nummulitique)
Coupe du versant est de La Rouya
(exemple de paléopentes et de tectonique synsédimentaire
au Nummulitique sur la façade orientale du Pelvoux)
(extrait de la thèse de A.
Lami,1988)
figure agrandissable
Les fractures Fa et Fb ont une direction
N 170, un regard E et un rejet vertical de failles normales ;
elles sont accompagnées localement de fractures conjuguées
telles que Fa' qui permettent I'individualisation de petits
horsts (h).
On peut résumer l'histoire des dépôts
de la manière suivante:
1) La faille Fa joue (ou rejoue s'il s'agit d'un accident
hérité), décalant le socie et les produits
de démantèlement (conglomérats) qui le recouvrent
ici.
2) Les Calcaires nummulitiques se déposent, avec une base
nettement détritique; noter ici leur amincissement vers
l'Ouest (de a vers b); par ailleurs, ils montrent
aussi un passage latéral très rapide vers l'Est
aux couches à discocyclines qui scellent localement la
faille Fa et s'intriquent dans les mames nummulitiques
auxquelles elles font très rapidement place en contrebas
de l'accident;
3) La faille Fb décale les premiers dépôts;
les calcaires nummulitiques disparaissent entre a et Fb,
par un processus soit d'érosion sous-marine le long d'un
chenal, soit de glissement en masse qui entraîne l'apparition
d'une niche d'arrachement; I'approfondissement qui va de pair
avec le jeu de Fb (et le jeu local de Fa et Fa',
dans l'arrière plan de la figure) est tel que ce sont directement
les lumachelles à discocyclines qui se déposent
contre le miroir de faille Fb; un peu sableuses au contact
du socle, elles passent en quelques dizaines de mètres
à des marnes (dans lesquelles se rencontrent des lentilles
de calcaires argileux à discocyclines) qui s'appuient directement
contre la tranche des calcaires en a ;
4) La sédimentation marneuse prend rapidement le pas dans
tout ce secteur et ennoie directement les hauts-fonds qui subsistaient.
Par ailleurs, on observe des olistolites à l'Est
de Fa ; ce sont des bancs de calcaires à discocyclines
(c), qui se diluent dans les marnes en se fragmentant latéralement,
et des bancs de calcaires à nummulites, lités, plus
ou moins bréchiques (d); tous ont manifestement
glissé pratiquement d'Ouest en Est, pour s'immobiliser
là où l'affaissement provoque une nette dilatation
des marnes nummulitiques.
Enfin, les bancs gréseux qui marquent le début
de la formation détritique terminale (Grés du Champsaur)
s'avancent vers l'Ouest en onlap et se disposent en éventail
(crête du Chastelleret): il subsiste donc encore à
cette époque une paléopente, toujours ascendante
vers l'Ouest.

version plus grande, muette, de cette image
Détails des pentes de la Dent du Lac (versant
est de la Rouya)
vus du sud, depuis la crête du Chastelleret
interprétation à l'aide du schéma
ci-dessus (points a et b)
Les abrupts méridionaux de La Blanche,
qui tombent sur la vallée de l'Onde dans le quartier des
Grésourières, sont traversés à flanc
de pente par une faille d'orientation N60, à fort pendage
vers le sud. Cette faille des Grésourières
a fonctionné au cours de la sédimentation nummulitique
car elle porte, en placage, des calcaires nummulitiques qui passent,
vers le bas, à une jupe de conglomérats dont l'épaisseur
s'accroît progressivement vers le bas des pentes.
Cette faille a rejoué en décrochement post-nummulitique
car elle décale dans le sens dextre les limites des termes
de la succession nummulitique (et notamment la base du flysch
gréseux).

version plus grande,
muette, de cette image
Les ravins du versant sud de la Blanche
vus d'avion, du sud, depuis l'aplomb des Grésourières
(vallée de l'Onde)
D (tirets jaunes)
= surface de transgression (discordante) du Nummulitique ; f.G
= faille des Grésourières
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Carte des affleurements du versant sud de La Blanche
extrait de la thèse de A.
Lami,1988 (présentation légèrement retouchée)
figure agrandissable
Fg = faille des Grésourières
: Fa et Fb = failles N-S de la Rouya (cf figures
ci-dessus)
Légende des figurés (de haut en bas de la légende)
:
- Flysch
- Olistolites
- marnes nummulitiques
- calcaires nummulitiques
- "assise détritique" (brèches et conglomérats)
- "couches infranummulitiques" (dépôts
paléogènes lacustres ou continentaux)
- cristallin
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Ce décrochement traverse, en le décalant,
la surface frontale de charriage des nappes internes car le tracé
de cette dernière saute d'une rive à l'autre de
la vallée du Gyr, moins de un kilomètre au sud de
Saint-Antoine de Pelvoux, précisément là
où
Du côté ouest on le suit jusqu'à Béassac
(où il débouche au sommet du cône de déjections
du Riou Cassou). Son tracé doit alors longer le pied des
escarpements puis traverser la vallée de l'Onde très
en biais, vers 1500 m d'altitude. Sur l'autre rive on ne sait
pas avec certitude comment il se prolonge, car deux hypothèses
sont envisageables :
- il pourrait se raccorder aux accidents qui jalonnent longitudinalement
le tracé du vallon de la Selle. Toutefois ceux-ci sont
plutôt plus méridiens et, surtout, il n'y a pas d'indice
clair qu'une cassure de cette direction traverse, comme il devrait
le faire en ce cas, la bosse de cristallin de la Côte du
Vachioux.
- il doit plus vraisemblablement se raccorder à la cassure
qui, au sud-ouest d'Entre-les-Aygues, à l'entrée
même du vallon de la Selle, détermine le ravin méridional
de la Grande Côte, puis traverse en écharpe le flanc
nord de la crête orientale de Malamort. La pertinence de
ce tracé (qui n'est pas figuré sur la carte
géologique au 1/50.000°, feuille Saint-Christophe-en-Oisans) est en outre fortement confirmée par le changement
de constitution du socle cristallin de part et d'autre, puisqu'il
est formé de granite au nord et de gneiss au sud.
Il est à noter que cette cassure se partage, en fait,
vers l'ouest, en deux branches: la plus méridionale, qui
passe par la brèche de l'Amirée Bruyère pourrait
en fait représenter le prolongement méridional de
l'accident d'Ailefoide, interrompu par le décrochement
au débouché sud du ravin du Rascrouset ; la plus
septentrionale se poursuit jusqu'à la brèche des
Bruyères (entre Pic de Bonvoisin et Pic dde Malamort) et
se connecte au delà, par le ravin de Chabournéou,
au chevauchement du Sirac sur le mésozoïque de Vallonpierre.
La partie occidentale du chaînon de la Blanche
vue du sud - sud-est (dans l'axe du vallon de la Selle), depuis
le col de Bouchiers.
f.RF = faille du Rif du Fraysse (cassure majeure
de l'accident d'Ailefroide) ; les tirets
jaunes soulignent la surface de base du Nummulitique (décrochée
dans le sens dextre par la faille des Grésourières,
qui court dans le versant de rive gauche de la vallée de
l'Onde)
Quoi qu'il en soit du détail de ces
prolongements, il apparaît en tous cas que la faille des
Grésourières se connecte vers le sud-ouest, au chevauchement
du Sirac, et que, par son jeu décrochant, elle a donc
dû jouer, vis à vis de lui, le rôle d'une rampe
latérale* permettant son avancée par rapport aux
chaînons plus septentrionaux du haut Valgaudemar. Cette
cassure n'est donc pas un détail purement local mais correspond
à un élément majeur de la déformation
alpine post-nummulitique de la marge Sud-est du massif du Pelvoux.
Voir l'aperçu général sur
la bordure orientale du Massif du Pelvoux

carte géologique au 1/50.000° à
consulter : feuilles Saint-Christophe en Oisans et Briançon
N.B. Les liens entre parenthèses
sont des raccourcis qui font perdre la barre de boutons
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