Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/guisane_vallouise/pelvoux.html
Mont Pelvoux, Pic Sans-Nom
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Le sommet du Pelvoux a longtemps donné
son nom au massif, mais il ne culmine en fait (à la Pointe
Puiseux), qu'à 3943 m (c'est-à-dire plus de 150
moins haut que la Barre des Écrins). Il constitue le bastion
le plus oriental d'un puissant chaînon E-W, dont l'extrémité
occidentale, formée par les Pics
d'Ailefroide, domine les sources du Vénéon.
En forme de selle glaciaire, il se termine abruptement du côté
oriental en dominant de 2000 m le village d'Ailefroide et la vallée
du Torrent de Saint-Pierre (qui descend du Pré de Madame
Carle).
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Le versant nord-oriental du Mont Pelvoux (abrupts dominant
le Pré de Madame Carle).
vu du nord-est, depuis le col du Monêtier.
version plus grande, muette,
de cette image
Le toit du granite d'Ailefroide est souligné de rose
f.M = faille de la Momie ; cette importante cassure
E-W abaisse son compartiment septentrional (à droite).
Elle suit, vers l'ouest, le pied des abrupts du chaînon
Pelvoux - Pics d'Ailefroide.
Vers l'est elle semble se prolonger, au delà du Pré
de Madame Carle, dans le chaînon
de Clouzis, par la faille du Riou de Dourmillouse. Toutefois
le rejt vertical de cette dernière cassure est de sens
inverse (compartiment septentrional surélevé),
ce qui s'explique peut-être par un rejet coulissant...
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L'essentiel de ce chaînon est formé
de gneiss variés, disposés de façon assez
désordonnée (une grande partie étant formée
d'anatexites*,
c'est-à-dire de granite inhomogène, riche en enclaves
de gneiss). Leur soubassement granitique affleure au pied des
abrupts, du côté nord (dans la vallée du Glacier
Noir) et est (village d'Ailefroide et vallon de Saint-Pierre),
ainsi que dans une petite boutonnière d'érosion
du versant sud de la crête, qui a été ouverte
par les cirques des glaciers du Coup de Sabre et de Sialouze.

version
plus grande, muette, de cette image
Les crêtes de rive droite de la vallée du Glacier
Noir
vues du nord-est, depuis le sommet des Agneaux.
Le toit du granite d'Ailefroide est souligné
de rose ; il sectionne les limites, très redressées,
entre les différentes bandes de gneiss, notamment celle
limitant les anatexites du Pelvoux des gneiss amphiboliques des
Pics d'Ailefroide (elle passe à l'aplomb de la brèche
qui sépare le pic du Coup de Sabre de l'Ailefroide oriental).
f.M = faille de la Momie ; f.CR = faille de Coste
Rouge (son prolongement très vraisemblable).

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
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Le Pelvoux, versant sud-est
vu dans l'enfilade de la basse vallée d'Ailefroide, depuis
la route de Chambran.
Le point culminant (pointe Puiseux) ne pointe qu'à
peine par dessus la crête des Rochers Rouges, qui limite
le plateau glaciaire sommital du côté sud.
La limite supérieure du granite dans lequel est entaillé
le vallon de Saint-Pierre est abaissée, du côté
du Pelvoux , par une faille N-S qui court à flanc de versant
quelques 400 à 500 m au dessus du fond de vallée.
Le granite qui forme les deux épaulements encadrant la
vallée, en aval d'Ailefroide, est celui qui appartient
au compartiment sud-est de l'accident
d'Ailefroide, soulevé par rapport à celui du
pied du Pelvoux..
Sur le versant sud, qui s'abaisse moins abruptement
que les autres faces, vers le vallon du Sélé, les
gneiss plus ou moins migmatisés et les bandes de gneiss
amphiboliques garnissent les pentes sur toute leur hauteur. Au
bord sud de la selle glaciaire du Pelvoux affleure même
un minuscule chapeau de calcaires marbreux du Jurassique supérieur
(il coiffe le sommet des Rochers Rouges et surplombe le couloir
Coolidge) : sa présence témoigne d'une part de ce
que le Pelvoux était déjà une zone haute,
sans doute proche de la crête d'un bloc basculé à
cette époque, d'autre part de ce que les crêtes actuelles
ne sont sans doute que peu en dessous de l'ancienne surface du
socle cristallin.

version plus grande, muette, de cette image
Le Chaînon du Pelvoux et le vallon du Sélé
vus du sud-est, depuis l'Alpe de Clapouse.
La flèche rouge indique la position des affleurements
sédimentaires du sommet des Rochers Rouges.
voir le détail du Pic Sans-Nom sur le cliché
suivant.
Le toît du pluton granitique prend de
l'altitude en direction du nord-ouest, à tel point qu'il
est mis à nu par l'érosion dans le versant ouest
du Pic Sans-Nom et sur son arête sud (de Sialouze), où
il est pratiquement horizontal : il se repère sans peine
par la différence de patine des roches (le granite ayant
une teinte plus claire, ocreuse).

Le versant sud- est du Pic Sans-Nom
(vue plus détaillée d'une partie du cliché
précédent)
On y distingue particulièrement bien le contact entre le
pluton intrusif et sa chape de gneiss (anatexites ou gneiss migmatisés,
selon les points).
La partie médiane du chaînon du Pelvoux
vue d'enfilade, de l'ouest, depuis les pentes du Pic d'Ailefroide
oriental.
carte géologique au 1/50.000° à
consulter : feuille Saint-Christophe en Oisans
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