Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/valgau_champo/morges.html
Aiguille de Morges : versant méridional
|
voir
l'aperçu général
sur le Valgaudemar
L'Aiguille de Morges (2985 m) est le point
culminant du contenu sédimentaire du "synclinal"
de Morges (encore que le sommet lui-même soit constitué
de spilites triasiques, qui sont d'anciennes laves mais qui sont
interstratifiées dans la partie basse de la succession
stratigraphique).

version plus grande, muette, de cette image
Le chaînon de l'Aiguille de Morges
vu de l'est, depuis le Cros du Sirac (pied de l'arête sud-ouest
du Sirac)
Sous cet angle la position éminente des terrains
sédimentaires qui forment ce chaînon apparaît
clairement.
ØM = chevauchement principal de l'Aiguille de Morges
; f.VC = faille du versant NE du Pic de Vallon Clos ; f.PG
= faille du Pic Gazonné (ces deux
cassures sont des paléo-failles d'âge jurassique).
Cette surélévation
inhabituelle des terrains sédimentaires résulte,
au moins pour partie, d'un empilement tectonique, par le jeu d'une
série de chevauchements imbriqués (= "écailles"*).

version
plus grande, muette, de cette image
L'arête ouest de l'Aiguille de Morges
versant sud, vu de l'ouest depuis le col de Morges.
Sous le chevauchement principal de l'Aiguille de Morges
(ØM ) les couches supérieures du Lias calcaire
(Carixien) sont rebroussées en crochon. Plus bas, dans
le flanc normal de ce petit synclinal couché des microplis
déversés vers le sud-ouest témoignent également
du sens de déversement ("vergence") des mouvements
de chevauchement.
Les schistes toarciens du col de Morges (cachés par des
éboulis en tout premier plan) sont séparés
de l'écaille* principale par une écaille intercalaire,
de taille plus modeste, dont la surface de chevauchement est notée
jCM (chevauchement du col de
Morges).
On distingue, entre les coulées de spilites triasiques,
deux passées de schistes argilitiques pourpres (cinérites
volcaniques).

version plus grande, muette, de cette image
Les microplis du versant sud de l'arête ouest de l'Aiguille
de Morges
(partie centrale du cliché précédent).
L'axe de ces plis est sub-horizontal et leur forme
indique un cisaillement par déplacement vers l'avant- gauche
(c'est-à-dire vers le sud-ouest) des couches supérieures
par rapport aux couches inférieures.
Le principal de ces chevauchements ("chevauchement
de l'Aiguille de Morges") prend naissance dans le versant nord du Pic de Vallon Clos, où
il fait reposer le cristallin de ce dernier sommet sur les schistes
du Toarcien-Aalénien. Au dessus de cette surface, la succession
sédimentaire qui repose sur le cristallin du Pic de Vallon
Clos dessine en outre un repli synclinal fortement déversé
vers le sud-ouest (avec un flanc commençant à se
renverser, dont le Lias calcaire forme la crête du Montagnon).
Le chevauchement de l'Aiguille de Morges contourne
par son pied la pyramide sommitale de l'Aiguille et passe sur
son versant sud, en rive septentrionale du Vallon Long, où
son tracé s'abaisse doucement vers l'est. Il rejoint ainsi,
un peu au nord du Puy des Agneaux
et du col de Gouiran, la bordure méridionale des affleurements
sédimentaires du synclinal de Morges.
Or l'interface cristallin - sédimentaire s'avère
ici être constituée par une cassure, la faille
de Clapouse, car les différentes lames chevauchantes
empilées viennent à tour de rôle s'y faire
biseauter (de bas en haut, en la suivant dans le sens d'ouest
en est). Les affleurements de dolomies triasiques et de spilites
qui la jalonnent sont en fait des lames tectoniques dont la disposition
suggère d'ailleurs un jeu coulissant sénestre (déplacement
vers l'ouest du sédimentaire de Morges, par rapport au
bloc cristallin de Parières - Crupillouse).
Il faut donc admettre que cette cassure est un accident plus récent
que les chevauchements du synclinal de Morges. Dès lors
le rapprochement avec les faits observés en Champoléon
amène à conclure que ces chevauchements de Morges,
dirigés vers le S à peu près comme celui
du Chaillol, sont, comme lui, anté-Nummulitiques. Quant
à la faille de Clapouse, sa direction et son sens de rejet
portent à y voir un accident conjugué avec la faille
de Méolion pour délimiter un "poinçon"
triangulaire pointant vers l'est comme un coin s'enfonçant
dans la partie plus orientale du massif : dans une note datant
de 1979 (publication
n°084) j'avais désigné ce poinçon
du nom de "coin
du Haut Champoléon".

version plus grande, muette, de cette
image
Le versant sud de l'Aiguille de Morges
vu du rebord méridional des prairies du Vallon Plat
ØM = chevauchement principal de l'Aiguille de Morges
; jCM = chevauchement satellite,
du col de Morges ; f.C = faille du vallon de Clapouse ;
elle se partage en deux branches : f.C1 = branche principale,
à la limite cristallin - sédimentaire ; f.C2
= branche annexe redoublant la base de la série sédimentaire
au col de Clapouse.
Ces deux cassures se réunissent vers le sud au débouché
aval du Vallon Long, endroit où la barre du Lias calcaire
de l'Aiguille de Clapouse vient alors se biseauter contre f.C1
(sur le cliché cet endroit est masqué par la crête
herbeuse qui ferme le Vallon Plat du côté septentrional).
La branche f.C2 ne se poursuit que sur 1 kilomètre
sur le revers de la crête Clapouse - Morges, où elle
s'amortit au sein des schistes toarciens du Haut
Plan.
cartes géologiques à
1/50.000° (*) à consulter : feuille Orcières
Olan |
Lavine Vallon
Clos |
Gioberney |
abords est de Navette |
LOCALITÉS VOISINES |
Sirac |
 |
Crupillouse |
Haut
Champoléon |
N.B. Les liens entre parenthèses
sont des raccourcis qui font perdre la barre de boutons
Aller à la page
d'accueil du site