Voiron |
La ville de Voiron, bien que se qualifiant de "Porte de la Chartreuse", est en réalité située très à l'extérieur de ce massif. Ses rapports avec lui se limitent au fait que son horizon sud-oriental est barré par la puissante muraille du chaînon de la Grande Sure. Ce dernier n'est en outre visible que par dessus le chaînon intermédiaire du Ratz, qui appartient géologiquement à l'extrémité méridionale du Jura et fait saillie au sein de la zone plutôt déprimée du sillon molassique périalpin, dans lequel se trouve en fait la ville de Voiron.
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version plus grande, muette, de cette image
Voiron et la bordure occidentale de la Chartreuse
vus de l'ouest, depuis les collines dominant la ville
(Charauze).
ØV = chevauchement de Voreppe, représentant la limite structurale du massif de la Chartreuse (et plus largement des massifs subalpins septentrionaux). Le Miocène
du synclinal de Voreppe n'apparaît que difficilement, par
dessus la voûte urgonienne du mont anticlinal de Ratz.
On a souligné d'un tireté blanc la ligne de crête
de la moraine de la 2° étape de retrait du glacier
würmien, qui court à flanc de la montagne de Ratz.
Elle descend doucement vers l'est car elle correspond au bord
méridional d'une langue glaciaire diffluente qui s'avançait,
vers la gauche, jusqu'à Saint-Étienne de Crossey
(voir la carte).

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L'agglomération voironnaise, dominée par les
collines du Bas Dauphiné
vue du sud-ouest, depuis le sommet de la Dent de Moirans.
La cuvette de Voiron est en d'autre part largement tapissée par des alluvions quaternaires, celles-ci ayant été en grande partie amenées par le glacier qui s'échappait des Alpes par la cluse de l'Isère lors de la dernière glaciation, au cours des étapes successives de la fonte de ce dernier, entre 10.000 à 30.000 ans avant JC.
Les quartiers centraux de la ville occupent plus précisément le fond d'un amphithéâtre fermé du côté nord, dont le fond est garni par des dépôts fluviatiles qui s'y sont déposés à la marge du glacier de l'Isère. Il est à remarquer que l'on n'y rencontre pas dépôt morainiques mais seulement des dépôts fluviatiles ou lacustres : ces derniers correspondent à des épandages de matériaux dans cette dépression, alors que le recul du glacier l'avait libérée mais en barrait encore l'ouverture du côté sud. Ils forment notamment la belle terrasse de La Garenne, dominant le faubourg de Sermorens (on trouvera des données d'ensemble sur l'occupation glaciaire du Voironnais à la page "quaternaire du Voironnais").
La bordure orientale de la cuvette de Voiron montre par contre les traces de ces occupations successives par le glacier würmien, avec ses alternances de moraines et de terrasses alluviales, étagées chacune à son niveau respectif, qui s'appuient là sur le bedrock molassique de la montagne de Vouise (plus de détails aux pages "Verdin" et "Voiron NE")
voir
(dans une nouvelle fenêtre) la ![]() Panorama, sur 180°, de la bordure orientale de la cuvette de Voiron vu depuis la colline de Charauze (au nord-ouest de la ville) |


La bordure occidentale de la cuvette de Voiron est caractérisée par un relief à première vue très confus. Il est en fait dominé par un système de collines allongées selon une direction NE-SW, qui sont les restes des moraines latérales laissées sur sa rive droite. aux étapes successives de son retrait, par le glacier principal, qui s'écoulait dans la direction de la basse Isère actuelle. Elles sont séparées, séparées des vallonnements parallèles, de même direction, qui sont maintenant des vallées mortes : ce sont des chenaux que creusèrent les eaux de fonte en longeant le bord du glacier pour s'évacuer vers l'ouest (plus de détails à la page "Voiron ouest").

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La cuvette de Voiron et les collines du Bas Dauphiné
vues du sud-est, depuis les Rochers de Chalves.
Les crêtes des moraines préservées
jusqu'à nos jours sont représentés par des
tirets gras et le tracé du front glaciaire à chacun
des stades représentés par des tirets fins.
en jaune : tracé du front à la première
oscillation de retrait du Riss ; en rouge, vert et bleu, respectivement, les stades de retrait n° 1, 2
et 3 de Würm.
vue plus plongeante mais sous un angle azimutal similaire
d'après une image extraite de "google-earth"
On voit bien se dessiner l'amphithéatre, cerné
de collines sculptées dans le bedrock de molasse miocène
qui culminent 400 m à 600 m au dessus de la ville de Voiron.
Lors du maximum de la glaciation de Würm la montagne de Vouise
(à droite) n'émergeait des glaces que par son extrême
sommet ; celle de Bavonne (Grand Regardou)
et celle du Ratz en dépassaient
par contre sur toute leur longueur mais cette dernière
ne représentait cependant qu'un modeste îlot cerné
de glace.
Le fleuve de glace isérois principal débouchait
de la cluse de l'Isère de la gauche vers la droite (grosse
flèche bleue). Mais son cours était dévié
vers la gauche par l'obstacle de ces reliefs molassiques, ce qui
lui a fait rejoindre vers la gauche, la basse Isère actuelle
: les lignes de moraines situées à l'ouest de la
ville sont celles de la bordure de rive droite du glacier isérois
principal (dont l'extrémité se trouvait dans la plaine de l'Isère en aval de Moirans).
Néanmoins, aux stades où la glace montait assez
haut il a pu s'engager plusieurs langues diffluentes dans les
vallées séparant les collines qui dominent Voiron
:
1- La cuvette de Voiron a été envahie par une langue
diffluente qui se partageait en deux de part et d'autre de l'éperon
de la montagne de Vouise. Cette langue glaciaire s'est rétractée
après le stade 3 laissant une dépression plus au
moins lacustre à l'emplacement du centre-ville actuel.
2- Le seuil de Rives, situé un peu au delà de la
bordure gauche du cliché a également permis à
une langue de glace diffluente de s'engager un peu, au stade 1,
dans la vallée de la Bièvre.
| Cartes des dépôts quaternaires des environs de Voiron | Aperçus sur le quaternaire des environs de Voiron |
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| Pour en
savoir plus sur les dépôts morainiques et fluviatiles
des environs de Voiron et du seuil de Rives, voir la publication n° 163 cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuilles "Voiron" et "Grenoble" |
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