Mont Tournier |
Le chaînon du Mont Tournier est une lourde échine qui domine du côté ouest le cours du Rhône, depuis la cluse de La Balme jusqu'aux abords de Saint-Genix-sur-Guiers au sud. Il y est bordé d'abrupts de Jurassique supérieur, surtout armés par les calcaires récifaux du Kimméridgien,
image sensible au survol et au clic

Le Mont Tournier et le lit du Rhône,
vus de la Montagne d'Izieu (route forestière de la Grande
montagne, altitude 570).
f.T = faille du Mont Tournier ; f.G =
faille de Grésin
Les carrières ouvertes dans les basses pentes de la montagne
exploitent des éboulis anciens qui sont très rubéfiés
(ils doivent probablement leur teinte aux altérations de
l'épisode climatique chaud de l'interglaciaire Mindel-Riss)
Vers l'est les couches de la base du Crétacé qui couronnent la montagne s'abaissent doucement en s'enfonçant sous les molasses miocènes, qui atteignent par places la crête et garnissent toutes les pentes qui descendent vers la vallée du Flon (affluent de rive gauche du Rhône, qui le rejoint à Yenne).

Du point de vue structural il constitue donc le flanc ouest du synclinal de Novalaise, à coeur miocène. Mais la cause de sa surélévation, du côté ouest, par rapport à la vallée du Rhône n'est pas évidente. En effet les couches jurassiques y ébauchent une retombée vers l'ouest, en flanc ouest d'anticlinal, mais celle-ci ne s'accentue pas suffisamment pour expliquer la présence à leur pied, sur l'autre rive du Crétacé à pendage est et même de Miocène s'insinuant entre les deux vers le nord depuis Saint-Genix au moins jusqu'à Champagneux.
Cet abaissement est accompagné par deux failles N-S encadrant le plateau de Saint-Maurice de Rotherens, qui fait ainsi figure de marche d'escalier intermédiaire. L'une comme l'autre semblent être des failles extensives anciennes et la plus orientale, ou faille du Mont Tournier est en tous cas cachetée par les conglomérats à ciment rouge, d'âge oligocène, qui forment la butte du Mont Chaffaron.
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Coupes interprétatives montrant l'évolution de la structure du chaînon du Mont Tournier dans l'hypothèse de la déformation, après le Miocène, d'une faille anté-Miocène (l'actuelle faille du Mont Tournier : f.T). Le cisaillement (demi-flèches) induit par les efforts de plissement a basculé le plan de cassure et surhaussé, en anticlinal, la lèvre orientale de la faille. Du côté gauche se trouve la dépression molassique du Bas-Dauphiné et du côté droit le synclinal, à coeur molassique, de Novalaise. |



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