Yenne, cluse de la Balme |
Le bourg de Yenne est situé peu en amont de l'entrée de la cluse de la Balme, qui est la gorge par laquelle le Rhône perce la barrière du chaînon de la Montagne de Parves. Cette dernière représente le prolongement septentrional de celui du Mont Tournier, avec lequel elle est en parfaite continuité structurale (en effet aucun accident transversal n'est décelable, qui puisse expliquer la localisation de la cluse).
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Yenne et la cluse de la Balme
vus de l'est, depuis le sommet du Mollard Noir (Mont du Chat).
Ce chaînon est constitué par les couches calcaires du Jurassique terminal et de la base du Crétacé et se rattache au domaine "jurassien"* par les faciès* de ces couches, comme par son style tectonique. En effet sa structure est très simple puisqu'il s'agit de la moitié orientale d'une voûte anticlinale "coffrée"* - l'anticlinal de Parves - que l'on voit s'infléchir du côté est jusqu'à s'enfoncer sous la molasse miocène de la dépression de Yenne -Novalaise.

version plus grande, muette,
de cette image
La Cluse de la Balme, rive droite,
vue du sud-est depuis N.D. de la Montagne (du "belvédère du Tombeau
de Boisson"), près de Yenne.
a.P = anticlinal de la Montagne de Parves (prolongement septentrional de celui du Mont Tournier)


Vers le nord, à la latitude de Parves
et au delà, le Crétacé du flanc ouest de
cet anticlinal retombe jusqu'au niveau de la plaine et y plonge
sous la molasse miocène de Belley.
A Virignin et plus au sud cette retombée du pli n'est qu'ébauchée
par l'ample inflexion du pendage des couches. Plus au sud encore
à la latitude des Rubattiers et de Loisieux (Montagne de
l'Emburchet) le flanc ouest du pli est nécessairement rompu
du côté ouest par une faille extensive. En effet
les couches séquaniennes de son coeur, qui affleurent en
bordure de la plaine de Saint-Genix - Belley le long de la N521,
y sont clairement surélevées par rapport à
celles du Crétacé de la voûte de l'anticlinal
d'Izieu qui affleurent sur l'autre rive du Rhône entre Peyrieu
et Murs - Gélignieu. Cette cassure, nulle part observable
car masquée sous les alluvions du Rhône, est certainement
sans rapports avec la faille du Mont Tournier, dont le tracé
est nettement plus oriental.


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