Le chaînon du Rocher Blanc |
Le petit chaînon du Rocher Blanc, d'orientation N-S, forme la barrière limitant la dépression des lacs des Sept Laux du côté oriental.

La crête principale est constituée par une bande de micaschistes et de gneiss leptynitiques à deux micas. Ces roches s'avèrent avoir été ici plus résistantes que les granites du versant occidental et que les gneiss plus amphiboliques qui bordent la crête du côté oriental, ce qui est, a priori, un peu paradoxal.
Le contact du granite avec son encaissant gneissique n'est pas brutal comme dans le cas d'un pluton intrusif mais se fait par une zone de transition où se mêlent bouffées de granite dans les gneiss et panneaux de gneiss inclus dans le granite. Cela témoigne de ce que le pluton granitique s'est mis en place par un phénomène de digestion à son toit (cas des granites d'anatexie*).

Sous cet angle on distingue, en d'assez nombreux points, la foliation* des gneiss leptynitiques (s1), qui est grossièrement parallèle à la surface de contact entre le granite et les gneiss. Elle est visible aussi sur un bloc rocheux de premier plan.
Du côté est de la crête principale du chaînon il s'en
détache des crêtes secondaires longues de 2 à
3 kilomètres, séparant des cirques qui débouchent
sur la vallée de l'Eau d'Olle. Le parcours de ces vallons
fait recouper les bandes alternées de gneiss variés
qui constituent ce massif.
On y observe jusqu'assez loin les filons
aplitiques blancs issus du granite qui s'injectent dans ces
gneiss et recoupent à l'emporte pièce leur foliation.
Du côté nord les pentes d'abord relativement douces et largement couvertes de glace sont drainées plus bas par la Combe Madame qui montre en coupe la succession de gneiss variés du versant oriental du pluton granitique des Sept Laux.


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Aig. de l'Argentière |
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