Les Petites Roches |
Au nord de Saint-Ismier, jusqu'à Chapareillan
le "rebord
subalpin" comporte deux lignes parallèles
de falaises presque continues :
- en haut la falaise de l'Urgonien,
puissante de 300 à 400 mètres sur un seul tenant.
- à mi-hauteur la corniche du Tithonique,
puissante de 500 mètres mais coupée de ressauts.
Elle est pratiquement continue du nord (Chapareillan) au sud (Grenoble)
du Grésivaudan.
Au nord de Saint-Ismier elle se contente de créer un ressaut abrupt qui supporte un replat à flanc de pente. Ce replat est appelé, de la latitude de Crolles à celle du Touvet, les "Petites Roches" (mais il se poursuit plus au nord jusqu'à Chapareillan). Il est installé sur les terrains du Berriasien et représente l'ébauche d'une combe monoclinale. Il est largement garni de dépôts glaciaires datant de l'époque Würmienne, voire plus anciens sur ses pentes supérieures.
image sensible au survol et au clic

Le rebord subalpin, sur la transversale de la Dent de Crolles,
vu de l'est depuis les pentes de Belledonne (Prapoutel
: Crête de Bédina).
Le terme de Tithonique est employé au sens large pour désigner toute la barre calcaire (voir à ce sujet la page spéciale)


Du côté septentrional le rebord subalpin se termine à Chapareillan, en se connectant à la Trouée de Chambéry - Montmélian. La barre tithonique y disparaît par abaissement sous le niveau des alluvions quaternaires et notamment sous celles qui y ont été amenées par l'éboulement du Mont Granier en 1248.
On peut rappeler ici brièvement que cette trouée, orientée à 120° par rapport au rebord subalpin, ne coupe que peu obliquement les plis de Chartreuse et met à nu le Tithonique à la faveur de replis anticlinaux ; à la latitude de la Chartreuse le coeur de de Jurassique supérieur de ces plis est éventré à la faveur du relévement de leurs axes qui s'élèvent au flanc de la voussure de la chaîne de Belledonne ; il est en outre masqué par les alluvions fluviatiles qui garnissent le fond du Grésivaudan.
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