Ouillon, col de la Croix de Fer |

Roches moutonnées au col de la Croix de Fer
aux abords même du col (vue en direction du sud-ouest, vers le versant Eau d'Olle)
Les stries indiquent la direction d'écoulement
de la glace et les gradins, dûs à l'arrachement de
blocs par la glace, permettent de déterminer son sens (grosse flèche rouge). Il indique qu'à cette époque
("pléni-glaciaire" = maximum d'extension, du
Würm) des glaces se déversaient par dessus le col,
en provenance du massif des Sept-Laux et en direction de la vallée
des Arves (Saint-Sorlin).
Pour plus de détails sur ces aspects de morphologie
glaciaire consulter aussi le site "Les Paysages glaciaires".
Le glacier a en particulier façonné en contrebas du col un replat en forme d'épaulement dominant
la vallée de l'Arvan.
Il est garni de roches moutonnées, dont les alignements
sont séparés par des sillons occupés par
une succession de petits lacs.

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Le versant oriental du col de la Croix-de-Fer;
vu du sud, depuis le chemin qui mène aux chalets de Balme
par le versant oriental de la crête du Grand Perron.
La ligne mauve localise
le tracé de la D926 dans la partie sommitale du col. Les tirets rouges correspondent à
la surface de la pénéplaine anté-triasique
(elle dessine une voûte à plongement nord au sommet
de la bosse des Chansures).
f.Ch = prolongement septentrional de la faille du Chambon
; s.P = prolongement septentrional du synclinal du Praouat.
Les lacs sont logés dans un "sillon marginal",
au flanc de la vallée glaciaire du haut Arvan (qui est
masquée, vers la droite, en contrebas de l'épaulement)

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Roche moutonnée, devant le chaînon des Aiguilles
d'Arves
vue prise d'ouest en est, en rive orientale du Lac Guichard (contrebas
oriental du col de la Croix de Fer).
La flèche rouge symbolise le sens d'écoulement de la glace (ici du sud vers le nord). En effet les gradins d'arrachements se disposent toujours à l'aval du mouvement, puisqu'ils correspondent à des blocs arrachés par la glace.
La montagne de l'Ouillon est formée par la couverture sédimentaire du rameau oriental du bloc cristallin des Grandes Rousses. La surface de la pénéplaine anté-triasique du sommet de ce dernier est visible en contrebas sud du sommet à sur la bosse des Chansures et y dessine une large voûte anticlinale garnie d'une pellicule d'épaisseur décamétrique de dolomies triasiques largement cargneulisées*.
La suite de la succession stratigraphique ne montre que quelques dizaines de mètres de calcaires du Lias inférieur que recouvrent directement les calcschistes clairs du Toarcien et quelques mètres de schistes noirs arileux de l'Aalénien. Comme le veut la logique paléogéographique c'est là une série très réduite, car déposée sur des fonds surélevés, hors des hémigrabens qui se sont ouverts à cette époque. Cette succession est redoublée tectoniquement par une faille de chevauchement à rejet mineur (probablement simple rejeu compressif de l'ancienne faille extensive du Chambon), qui fait réapparaître une lame de calcaires liasiques au sommet même de la montagne.

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Les crêtes bordant la vallée supérieure de l'Arvan
vues du sud, depuis la crête de la Valette.
f.Ch = prolongement septentrional de la faille du Chambon ; s.P = synclinal du Praouat ; f.PN = accident du col des Prés Nouveaux ; ØUD = chevauchement de la zone ultradauphinoise (on a grossièrement indiqué son prolongement en rive droite de l'Arc).
Le versant nord-ouest de l'Ouillon forme les hautes pentes de la rive droite de la vallée des Villards en amont de Saint-Colomban. Il est affecté par une succession de plis et de chevauchements que la monotonie des faciès, en prédominance schisteux, et le développement des alpages rendent difficile à déchiffrer dans le détail. Le prolongement de l'extrémité septentrionale du rameau oriental des Grandes Rousses y est souligné par une bande anticlinale d'affleurements triasiques qui y déterminent la Combe de Bellard, laquelle descend le versant en diagonale pour rejoindre la vallée des Villards (voir la page "Grand Truc").

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Le chaînon de l'Ouillon, d'enfilade
vu du nord, depuis l'épaule sud (2160 m) du sommet du Grand
Truc.
s.P = extrémité septentrionale du synclinal
(à coeur de Bajocien) du Praouat (que l'on suit jusqu'ici de façon continue depuis la vallée
du Ferrand) ; a.B = anticlinal de la Combe de Bellard
(sur son flanc oriental, ici à gauche, le Lias calcaire
est tellement aminci, sans doute par l'effet d'une cassure secondaire,
qu'il n'a pas pu être représenté) ; f.BE = faille de la bordure orientale de Belledonne.
Noter l'importance de la surface occupée par les glissements en masse dans les alpages du versant gauche de la crête : ils sont favorisés par le pendage des schistes aaléniens , presque conforme à celui de la pente du versant.
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