Pic de l'Étendard, Pic Bayle, les Quirlies |

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La crête sommitale des Grandes Rousses et ses contreforts
occidentaux
vus du nord-ouest, depuis le sommet du Rocher Blanc des Sept Laux
La grande charnière anticlinale dessinée
dans la moité gauche du cliché indique grossièrement
la forme globale, en voûte, du bloc de socle cristallin
des crêtes des Grandes Rousses. Le flanc ouest de cette
voûte est rompu par la faille du Lac Blanc, qui est une
faille extensive jurassique. Au pied de l'abrupt de cette faille
la couverture est conservée mais se limite le plus souvent
à un placage de Trias, comme sur le Plan des Cavales ou dans le haut vallon de la Cochette. Elle forme toutefois
une grosse butte témoin dans la montagne des Aiguillettes,
où le Lias calcaire est reployé en plis serrés (voir les pages col du
Sabot et Vaujany).
a.H = accident de l'Herpie (graben d'âge hercynien,
à remplissage de Houiller) ; f.LB = faille du Lac
Blanc.
(chl.sc = chlorito-schistes ; gn.oc. = "gneiss
ocellaires")
(suite du paysage de ce cliché vers la gauche à
la page "Lacs de Saint-Sorlin").
Ils sont en majeure partie formés de leptynites massives*, qui représentent sans doute une ancienne masse volcanique rhyolitique. Ces leptynites reposent, au Pic Bayle, sur un soubassement de "gneiss ocellaires", qui sont des micaschistes mouchetés par des "ocelles" de feldspath blanc et sont recouvertes, au Pic de l'Étendard, par un chapeau sommital, incliné vers l'est, de ces mêmes "gneiss ocellaires".

L'arête qui se détache vers l'est, depuis le Pic de l'Étendard, est profondément indentée par le col des Quirlies. Ce dernier est déterminé par le passage de l'accident médian des Grandes Rousses, qui partage le massif dans le sens de la longueur. Ce couloir de failles est masqué, sur le versant nord de cette crête, par le glacier de Saint-Sorlin mais sa langue en suit le tracé en l'affouillant en une auge glaciaire que la fonte de la glace met à nu sur une longueur de plus en plus grande : son fond mamelonné héberge plusieurs petits laquets qui étaient sous la glace au début du XX° siècle.


Pour comparaison : vue prise du même point le 19 juillet 1904, publiée par Paul Helbronner, dans son "Panorama des Alpes françaises" (Librairie Gauthier-Villars, 1931)
Le revers oriental de la crête est assez profondément entaillé, au sud du Pic de l'Étendard et des cimes du Sauvage, par le cirque des Quirlies. Ce dernier donne ainsi une coupe naturelle transversale du bloc cristallin secondaire de Cassini, et en particulier du puissant placage de grès et de conglomérats houillers qui en constitue ici la majeure partie et que tranche directement, du côté est, la grande faille d'extension d'âge jurassique du Chambon (voir la page "Ferrand").
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Le lac des Quirlies Le verrou de surcreusement constitué par la bande de conglomérats houillers de la bordure orientale de la bande du Grand Sauvage est surhaussé par une accumulation morainique frontale toute récente (le glacier occupait encore l'emplacement du lac dans le milieu du XX° siècle). f.Ca = faille de Cassini |
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