Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/h_oisans/_lieux/romanche/TroisEveches.html
Trois-Évéchés, Côte-Plaine
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Crêtes et ravins de rive droite
de la Romanche au nord du Lautaret
La rive droite de la Romanche, au nord du Lautaret
a, en première approximation, la même structure qu'au
nord-est de la Grave. On y observe,
sous la transgression discordante* des couches nummulitiques,
l'empilement tectonique de deux "écailles", rangées
dans le domaine ultradauphinois, dont les contacts de chevauchement
sont cachetés par le Nummulitique.

version plus grande, muette, de cette image
Le versant de rive droite de la Romanche au nord
du Lautaret
Vus du sud-ouest, depuis la crête du Bec de l'Homme (col
du Bec)
ØA = chevauchement des Anrouchors (son
soubassement est formé par les terrains appartenant à
l'écaille de la Buffe)
L'écaille des Anrouchors est une entité complexe
au sein de laquelle le Lias est reployé par des plis à
coeur triasique fortement déversés vers le nord
(avec des axes presque E-W). Ces structures sont tranchées
et cachetées* par la surface de discordance (d.N)
des terrains nummulitiques (Flysch des Aiguilles d'Arves et leurs
conglomérats de base). À Côte Plaine et dans
les pentes de la Montagne de Chaillol ce contact est souligné
par un chapelet de blocs décamétriques de nature
variée (notamment de Lias calcaire et de cristallin) qui
furent interprétés comme la base d'un chevauchement
mais qui ont tous les caractères d'olistolites.
Le lac du Pontet est logé dans le creux d'une niche d'arrachement
au sommet d'un important glissement de terrain (ancien et stabilisé)
dont le "ventre" saillant est ceinturé par le
tracé de la N 91 au niveau du village des Cours (caché
par l'arête de premier plan)
L'écaille supérieure, des Anrouchors,
se signale par deux traits :
- La présence de plis nettement déversés
vers le nord (donc vraisemblablement dûs à la phase
anté-nummulitique) : le plus beau est bien visible à
distance dans le versant sud-ouest de la partie supérieure
de la crête de Puy-Golèfre, au dessus du lac du Pontet.
- Ce pli est souligné par une bande de roche claire : il
ne s'agit pas de dolomies triasiques, comme on pourrait le croire,
mais de calcaires dolomitiques et siliceux du Lias supérieur
(Carixien ?), relativement massifs, dont le faciès évoque
un peu celui du Jurassique marbreux de l'Eychauda.
La succession jurassique de cette écaille des Anrouchors
est dans son ensemble plutôt condensée (notamment
à l'Aalénien, qui affleure au coeur du synclinal)
et riche en faciès relativement détritiques (calcarénites,
parfois à entroques, et même grès). Elle provient
donc d'un domaine de hauts-fonds, sans doute des hautes pentes
d'un bloc basculé dont le socle cristallin nous est caché
par les imbrications tectoniques de la couverture sédimentaire
(s'agit-il, comme vraisemblable, du prolongement septentrional
de celui du Combeynot ?).

version plus grande, muette, de cette image
Le pli en S de Puy Golèfre
vu du sud-ouest, depuis les pentes orientales du Bec de l'Homme
(au sud de Villar-d'Arène).
Noter que le pli dessiné par les calcaires blancs
carixiens est légèrement rompu, en pli-faille (le
cliché est pris un peu trop au sud pour avoir une vue parfaitement
dans l'axe du pli, qui est plus E-W que la direction du regard).
La lame de spilites* triasiques, mince mais continue, qui forme
la base de la succession stratigraphique visible est interprétée
comme le coeur aplati d'un pli couché, car il semblerait
que les couches qui la supportent sont du Lias calcaire inférieur
en série renversée (J.C.Barféty, 1985).
ØA = chevauchement des Anrouchors
La crête qui descend depuis le sommet
des Trois-Évéchés vers le col du Lautaret
est traversée en biais, aux abords du col de Côte
Plaine, par la surface de transgression du Nummulitique. Le long
de celle-ci on observe des chapelets de blocs de Lias, interstratifiés
en désordre dans les couches de base du Tertiaire : ce
sont les olistolites les plus septentrionaux d'un alignement que
l'on suit, le long de ce contact de transgression, depuis la latitude
du Monêtier (Rocher de l'Yret
et Croix de Cibouit).

version plus grande, muette, de cette image
L'arête faîtière de Côte
Plaine
vue prise du nord vers le sud, depuis le col de Côte Plaine
(point coté 2739).
Coupe d'une lame de calcaires triasiques (olistolite)
dont les surfaces de stratification (s0Lc) sont tranchées
en biseau par la surface de transgression, en discordance (D),
du Nummulitique. Les surfaces de stratification du Nummulitique
(s0n) montrent en outre des biseaux de onlap*
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Vue rapprochée des affleurements de l'arête
faîtière, au col de Côte Plaine (point coté
2739)
vue prise du nord vers le sud
Les flèches rouges désignent plusieurs blocs,
métriques, de Lias calcaire, disséminés
à plusieurs niveaux dans les calcschistes de base de la
succession nummulitique. Ils s placent à peu près
dans le prolongement de la lame de Lias calcaire du cliché
précédent (dont on distingue une partie, à
l'arrière-plan, dans le coin supérieur droit du
cliché)
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Pour plus de détails
sur les olistolites de Côte Plaine consulter la publication
n° 086
aperçu général sur le massif
des Écrins
aperçu d'ensemble sur la vallée
de la Haute Romanche
cartes géologiques à
1/50.000° (*) à consulter : feuille La GraveN.B. Les liens entre parenthèses
sont des raccourcis qui font perdre la barre de boutons
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