Auris |
L'extrémité méridionale du massif des Grandes Rousses est tranchée transversalement par les gorges inférieures de La Romanche, entre le Pont Saint-Guillerme et Le-Freney-d'Oisans. Cette profonde entaille permet en particulier de bien y suivre le tracé de l'interface cristallin - sédimentaire et, ainsi, de repérer les accidents N-S qui l'accidentent.

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La rive droite des gorges inférieures de la Romanche (débouché aval)
vue du sud-est, depuis l'échine du Fioc (à l'ouest des Deux-Alpes).
s.M = synclinal de Maronne ; a.H = anticlinal de l'Homme.
Noter que les plis du Jurassique sont dysharmoniques* par rapport à la surface, pratiquement plane, du socle cristallin (s.pa, en rouge = surface de la pénéplaine anté-triasique)

Le rebord septentrional de la gorge de la Romanche,
sous Auris
(secteur de la partie centre gauche du cliché
précédent), vu du sud, depuis Les Traverses (versant
nord de Pied Moutet).
La surface de la pénéplaine anté-triasique (D) fait reposer les couches basales (gréseuses) du Trias en discordance* (de près de 90°) sur les gneiss amphiboliques dont la foliation* (s1) avait été redressée pratiquement à la verticale lors de l'orogénèse hercynienne.

La rive droite des gorges inférieures de la Romanche (partie amont)
vue du sud, depuis Le Sapey (versant ouest de Pied Moutet).
s.pa, en rouge = surface de la pénéplaine anté-triasique ; f.H = accident de l'Herpie ; f.Ca = faille de Cassini
; f.Ch = faille du Chambon.
Les plis dysharmoniques du Jurassique s'appuient du côté est contre la faille de l'Herpie. Le serrage qui a créé ces plis est dû, selon toute vraisemblance, au basculement vers la gauche de cette cassure, initialement pentée vers l'ouest.
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