Mont-de-Lans : pentes nord des Deux-Alpes |
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Les pentes de rive gauche de la Romanche au droit du barrage du Chambon, vues du nord depuis le col de Grange Pellorce (point coté 2086 sur la crête de la Croix de Cassini).
a.gP = anticlinal du Grand Plan (bordure occidentale du bloc d'En Paris) ; s.P = synclinal du Praouat (fond de l'hémigraben du Ferrand) ; f.Ch = faille du Chambon (en rose) ; f.Ca = faille de Cassini (jbr = brèches jurassiques, à matériel surtout cristallin) ; f.H (en jaune pâle) = faille de la bordure occidentale du fossé houiller de l'Herpie ; ØcB = chevauchement de Côte Belle (voir la page "Pied Moutet")
Les tirets rouges soulignent la surface de la pénéplaine anté-triasique (spa).
La faille du Chambon met côte à côte, de ce fait, deux ensembles sédimentaires où se reploient les couches allant du Trias au Dogger. Son tracé est jalonné par un alignement de copeaux de brèches et de mégablocs qui traverse à flanc les pentes situées à l'ouest de la station. Malgré cette quasi disparition passagère il est bien évident toutefois qu'il se prolonge foncièrement, au sud de la vallée du Vénéon, par la faille du col de la Muzelle (par cet intermédiaire il se raccorde, plus au sud encore, au "linéament d'Aspres les Corps" qui traverse le sud du Beaumont).
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La partie orientale du domaine skiable des Deux-Alpes et les pentes de rive gauche de la Romanche, au niveau du village de Cuculet, vues du nord depuis la Croix de Cassini.
f.T = faille de la Toura ; a.gP = anticlinal du Grand Plan
(Les attributions stratigraphiques sont légèrement retouchées par rapport à celle portées sur la carte au 1/50.000° "La Grave", et ce conformément aux retouches adoptées sur la page "En Paris ouest")
Les pentes orientales des Deux-Alpes donnent accès au domaine skiable du glacier du Mont-de-Lans. Il faut, pour cela, franchir d'abord l'échine de la Grande Aiguille (site de la Séa et sommet des pistes du Diable), armée par le Lias calcaire vertical, puis suivre la surface du socle cristallin, mise à nu dans la combe du Grand Plan du Sautet, où elle dessine un anticlinal du Grand Plan, déversé en genou vers l'ouest (la voûte de cet anticlinal supporte une butte témoin de Lias, formant le petit sommet de la Belle Étoile).
Cette torsion anticlinale de l'interface socle cristallin / couverture sédimentaire est visible de façon particulièrement spectaculaire et montre aux sceptiques que le socle cristallin est susceptible de subir des flexions accentuées de ce type. Elle illustre bien les assertions de l'auteur concernant la déformation du socle des massifs cristallins externes (schéma 2, ci-après), selon lequel le serrage lié à la surrection des Alpes n'y a pas produit des chevauchements du socle mais un enroulement, jusqu'au delà de la verticale, des parties occidentales, originellement les plus profondes des anciens hémigrabens : Cela a transformé ces dernières en étroites pincées de matériel sédimentaire s'enfonçant profondément en bordure de la faille limitant le bloc immédiatement plus occidental (ici la faille du Chambon et le bloc oriental des Rousses).

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Schéma interprétatif général
de la déformation des hémigrabens des massifs cristallins
externes
spécialement inspiré par les exemples des "synclinaux"
de Bourg-d'Oisans, de la Muzelle, de la Vaurze et de Morges : l'orientation
est celle de ces deux derniers ; ici la coupe devrait être
orientée W-E, le bloc de gauche étant celui des Rousses et le bloc de droite celui d'En Paris (c'est-à-dire en sens inverse de celui des clichés)
La déformation figurée en schéma 3 (déplacement en cisaillement de la couverture sédimentaire, vers l'ouest, par rapport au socle cristallin) ne s'observe guère ici, les couches qu'elle concerne ayant le plus souvent été enlevées par l'érosion quaternaire ; c'est cependant à elle que se rapportent les plis fortement déversés observables dans le Lias inférieur de La Grande Sure et de la Belle Étoile.
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Le versant sud-ouest de la crête de la Grande Sure, vu de l'ouest depuis les abords du chalet communal de la Fée (au premier plan).
L'aspect fortement couché des plis est une exagération due à l'intersection oblique de leur axe par la surface topographique (il est orienté à peu près à 45° par rapport à la crête). Ces plis, néanmoins très déjetés* vers l'ouest, sont nettement dysharmoniques* par rapport à la surface du socle cristallin (en rouge), ici proche de l'horizontale. Leur attitude correspond au déversement par cisaillement couverture/socle du schéma 3 ci-dessus.
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Le versant sud-ouest de la montagne de la Belle Étoile, vu du sud depuis les pentes septentrionales de la Montagne de Rachas (en contrebas nord de Tête Moute).
Les plis affectant la couverture sédimentaire sont vus ici presque selon leur axe, ce qui permet de constater que leur déversement est seulement modéré.
La surface de la pénéplaine anté-triasique affleurait en plusieurs points du Plan du Sautet, garnie de ses grès de base du Trias et montrant un pendage sub-horizontal, mais les travaux d'aménagement ont ravagé ces affleurements.
À l'est du Plan du Sautet et de la Belle Étoile l'itinéraire d'accès au glacier du Mont de Lans traverse un nouveau vallonnement, au niveau duquel est implantée la gare intermédiaire du téléphérique du "Jandri-express" ("La Toura 2600"), qui est orienté N-S (orthogonalement à la pente générale du versant montagneux) : il est déterminé par le passage de la faille verticale de La Toura, qui prolonge ici la faille de La Pisse, de la rive droite de la Romanche. De façon très similaire cette faille surhausse aussi la surface du socle cristallin du bloc d'En-Paris, formé ici par les pentes terminales du Jandri, pour la porter ici de 2300 à 2900 m (voir la page "Jandri").

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