La Paute - Oulles - Rochetaillée |

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Le débouché de la Lignarre dans la plaine de Bourg-d'Oisans
vu du NE,
depuis Villard-Reculas.
a.pT = anticlinal de Prégentil ; f.cO = faille du col d'Ornon (son tracé est masqué, du côté droit du cliché par la mage sud du paquet effondré de .
Les plus orientaux de ces plis (qui ne sont que des replis de l'anticlinal de Prégentil) se voient bien, à distance, dans l'extrémité de l'éperon septentrional de la montagne de Prégentil, depuis les abords du village de La Paute.

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Les plus importants des plis mineurs de La Paute
vus du nord, depuis le village de La Paute.
Ces plis affectent le Lias calcaire (Sinémurien
- Lotharingien) très peu à droite de l'éperon
rocheux qui domine la N.91.
En rouge les plans axiaux ; noter leur léger déversement
vers la gauche, c'est-à-dire vers l'est (il s'agit d'un rétrodéversement* local
voir l'explication de ce phénomène).

On a matérialisé par un segment de droite l'épaisseur d'une
même pile de couches en deux points différents du
pli : il apparaît clairement que les bancs sont nettement
épaissis à la charnière (comparativement
avec les flancs où ils sont amincis), ce qui est typique
d'une géométrie dite de "pli semblable".
Un telle déformation correspond au cas où il s'est
produit un étirement de la roche, parallèlement
au plan axial du pli. Cela se manifeste aussi par le développement
d'une schistosité, également paralléle à
ce plan axial, qui est peu visible ici en raison de la distance
importante depuis laquelle a été pris le cliché.

Pour accéder au village d'Oulles la D.221 décrit un empilement de lacets entaillés dans le Lias calcaire des abrupts de rive gauche de la Lignarre. On peut y analyser plusieurs des charnières de ces plis notamment en ce qui concerne les aspects de détail du clivage schisteux qui les affecte.

Pli "semblable" très typique
route d'Oulles.
L'amincissement des flancs est particulièrement visible dans le banc supérieur. Les bancs du coeur sont peu distincts car intensément clivés par la schistosité "plan-axiale" (S1), légèrement convergente vers le haut.

La géométrie des bancs (S0) est
masquée par l'importance de la schistosité : elle
a été soulignée par un tireté blanc
gras. Les limites entre les bancs sont soulignées par la
torsion des plans de schistosité (S1). Celle-ci
est due au glissement des bancs les uns par rapport aux autres.
De la calcite (en blanc pur) a cristallisé le long de certaines
surface de schistosité, à l'occasion du déplacement
des fragments de bancs ("microlithons") qu'elles délimitent.
Au nord du village d'Oulles la faille du col d'Ornon rejoint le fond de la vallée de la Romanche à l'extrémité nord-orientale du massif du Taillefer, au pied de la Cime de Cornillon (pour se poursuivre sur l'autre rive dans les pentes d'Allemont). Mais cette partie de son tracé est masquée par l'important et spectaculaire amas d'énormes panneaux de matériel cristallin (certains découpés en clochetons) : il s'agit d'un volumineux paquet tassé* formé aux dépens du cristallin qui constituait le rebord du compartiment ouest de la faille.


Ce glissement de terrain a probablement été déclenché par le retrait du glacier würmien. En effet, lors de son passage, la glace qui rabotait le flanc de la vallée a dû contribuer à remettre à nu le miroir de faille en déblayant les terrains sédimentaires qui s'appuyaient sur lui. Cela a rendu le versant particulièrement abrupt et donc instable lorsqu'il n'a plus été épaulé par la masse de glace.
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| (Taillefer) |
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montagnes de Villard-Reymond. |
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