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Ce village est suspendu au dessus de la cluse
de l'Isère, dans la combe monoclinale* de l'Hauterivien
du flanc oriental de l'anticlinal de la Chartreuse occidentale.
En fait les maisons du hameau de Collavières, en rivre droite du ruisseau du Lanfray sont plus précisément installées sur le revers
est du crêt des calcaires du Fontanil, à différents
niveaux des bancs supérieurs (= formation
des Bannettes) de ces derniers.

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Le village de Mont-Saint-Martin
vu du sud
La perspective fuyante de la combe monoclinale (ici
vue d'enfilade) ne permet pas de bien voir la géométrie
des strates. Ce cliché montre plutôt des traits de
morphologie quaternaire :
L'alignement de points blancs souligne le tracé
de la crête morainique du premier stade de retrait après
le maximum de Würm (ce vallum latéral du glacier de
l'Isère, au centre duquel se trouve le village, est maintenant
crevé par le ravin du Lanfray, que l'on voit ici d'enfilade).
Les flèches rouges localisent les deux marges
de la nappe des brèches d'éboulement
ancien qui couronnent la crête du Sappey (voir le détail
de la marge sud, indiqué ici par un astérisque,
sur la page spéciale).
S apl. = vieille surface d'aplanissement
(antérieure à l'éboulement du Sappey) ; c'est
par un effet de perspective qu'elle paraît inclinée
vers la gauche.
f.MSM = faille de Mont-Saint-Martin (masquée presque
partout, en rive gauche du vallon, sous les terrains quaternaires).
La combe est d'autre part garnie, au niveau
du village et en amont sur sa rive ouest, par un fort colmatage d'alluvions glaciaires. Ces dernières montrent, sur le rebord ouest du vallon, plusieurs lambeaux de crêtes de moraines qui témoignent des niveaux atteints par la surface du glacier qui occupait la cluse
de l'Isère, lors de son
retrait à la fin de la glaciation de Würm.
- La crête la plus élevée soutient un vallonnement suspendu à l'altitude de 975 m (points cotés de la carte IGN) sur le versant sud-ouest de l'échine de Côte Charvet, qui domine le hameau d'Espagne. Elle représente la crête
morainique latérale abandonnée par le glacier au premier stade de son
retrait après le maximum
de la glaciation de Würm.
- Au revers est de la Côte Charvet cette crête est remplacée, sensiblement selon une courbe de niveau de même altitude, par une rupture de pente brutale qui marque le sommet du colmatage morainique. En amont se développent des replats garnis de prairies, tel celui des Combes, qui sont constitués par des alluvions mélangées, riches en matériel ébouleux remanié par épandage fluviatile. Il s'agit d'un type de dépôt que l'on désigne du nom d'"alluvions fluvio-glaciaires
d'obturation latérale" : elles se sont déposées dans la dépression créée, dans la partie amont du vallon, par le barrage consitué par la moraine et par la glace qui la soutenait (ce barrage est maintenant crevé par le ruisseau du Lanfray, mais détermine néanmoins un rétrécissement de son vallon) .
- Un autre fragment de crête morainique abandonné à flanc de pente détermine, à 910 m d'altitude au nord-ouest d'Espagne, le petit vallonnement suspendu par lequel on accède au passage de la "Cheminée". Son altitude amène à l'attribuer au stade 2 du retrait de Würm.

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Le Fontanil et le vallon de Mont-Saint-Martin
vus de l'ouest - sud-ouest, depuis La Buffe.
f.MS = faille de Mont-Saint-Martin ; f.F = faille du Fontanil. cFs + cFi = formation
du Fontanil ; Be.mc + Bei = formation
du Chevalon
Pour des commentaires complémentaires voir la page "Fontanil".
la mention "brèches" désigne celles de l'éboulement
ancien qui couronne la crête du Sappey.
D'autre part la combe du ruisseau du Lanfray est traversée en biais par
la faille
de Mont-Saint-Martin.
Le tracé de cette cassure passe peu à l'est du chef-lieu mais il y est
masqué par des alluvions quaternaires. Par contre le rejet vertical de cette faille est bien mis en évidence, plus en amont, par le fait que les calcaires du Fontanil
terminaux, qui affleurent en dalle structurale dans les pentes du Pas de l'Âne sont
surplombés du côté est par la barre de calcaires
du Fontanil inférieurs qui forme l'échine du Grolier
- Pas du Boeuf.
L'étude du prolongement de cette faille au nord du Pas de l'Âne, dans le versant ouest des Bannettes, puis dans le ravin de la Roize et plus au nord, au pied de la Grande Sure, indique qu'elle a un caractère chevauchant mais que celui-ci n'a sans doute été acquis que secondairement, aux dépens d'une casure originellement extensive.

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La partie supérieure de la combe de Mont-Saint-Martin
vue du sud, depuis Saint-Nizier-en-Vercors.
f.MSM = faille de Mont-Saint-Martin.
Les prairies entourant Mont-Saint-Martin couvrent un placage de
matériel glaciaire ; ce dernier culmine par une crête
émoussée qui court à flanc de pente (première
moraine déposée après le maximum du Würm).
Elle a été soulignée sur ce cliché
par un alignement de points blancs.

légende
des couleurs et des figurés
Le pied
des falaises du Petit Sappey a été le site d'une exploitation
ancienne (14° et 15° siècles) de Pierres à
meules : voir l'article consacré à ce sujet dans la page "Rochers de Chalves"
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Carte géologique simplifiée
des montagnes au NW de Grenoble (côté Trouée
de l'Isère).
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes Légende
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carte géologique au 1/50.000° à consulter
: feuille Grenoble
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