| Lanslebourg, Lanslevillard |
La vallée de la Haute Maurienne est barrée en amont de Lanslevillard par une sorte de verrou que l'Arc à franchi par une gorge et que la route surmonte en passant à l'écart de cette dernière, au col de la Madeleine.

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le site de Lanslevillard
vu du sud-ouest, depuis les premiers lacets de la route du col
du Mont Cenis
Cet accident dans le profil de la vallée n'a pas du tout une origine glaciaire mais correspond à un énorme éboulement qui est descendu depuis le versant sud des pentes inférieur de la pointe de Ronce (où la cicatrice de son arrachement atteint près de 2 kilomètres de diamètre). Il a occasionné en amont la formation de très beaux plans alluviaux et sa vidange a dû être brutale, occasionnant des obturations mineures de la vallée en aval de Lanslevillard, car ont trouve là des terrasses fluvio-lacustres récentes bien caractérisées.
Sur ses deux flancs, jusqu'aux crêtes qui dominent largement le col du Mont Cenis, la vallée est entaillée presque uniquement dans l'empilement des nappes de schistes lustrés. Toutefois, sur son versant de rive droite (nord), cette puissante chape est percée par un accident tectonique à la faveur duquel on voit pointer des affleurements de matériel briançonnais. On interprète cette fenêtre de Lanslevillard comme le résultat de l'érosion de la charnière d'un anticlinal couché, déversé vers le sud-est, affectant l'ensemble des nappes

Ce serait donc un anticlinal de nappes* en forme de plis aplati, de structure analogue à celle des "faisceaux" de l'Iseran et du Prariond, Mais il faut tout de même observer qu'aucune disposition anticlinale n'est apparente ni à sa voûte ni à son coeur supposés, si l'on examine en détail cette structure : elle est plutôt formée par un paquet de lames amygdalaires noyées dans une masse de cargneules.
| voir l'exposé sur la nomenclature des nappes de schistes lustrés ligures |

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| Dent
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