| col du Mont Cenis |
La vallée de la Haute Maurienne communique avec celle de la Dora Riparia (val de Suse) par le col du Mont Cenis. Ce dernier est ouvert en plein domaine des schistes lustrés, à l'extrémité septentrionale d'une dépression suspendue (rattachée au territoire français), séparée de la partie plus aval de la vallée par un fort verrou : c'est cette disposition qui a été mise à profit pour y établir une retenue hydroélectrique.
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les crêtes du col du Mont Cenis
vues du sud-est, depuis la rive orientale du lac du Mont Cenis,
à proximité du belvédère du barrage
EDF.
srp = lambeau de "roches vertes" (serpentine)
inclus à la base de la succession des schistes lustrés
u.Ch = nappe (de schistes lustrés) du Charbonnel
; n.G = "nappe des gypses" ; u.Al = nappe
(de schistes lustrés) de l'Albaron (?).
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Le lac du Mont Cenis, vu du nord-ouest, depuis le sommet du Signal du Petit Mont Cenis (clichés originaux obligeamment communiqués par M. Bernard Genre)
Cette bande gypseuse se termine vers le sud-est dans les contreforts méridionaux de la montagne de Rocciamelone. Vers l'ouest elle se connecte vers Bramans, en passant par les pentes septentrionales du col du Petit Mont-Cenis, aux affleurements de la "nappe des gypses" de la Maurienne, dont elle apparaît donc comme un diverticule sud-oriental.
Cette géométrie laisse à penser que la lame gypseuse du Mont Cenis est imbriquée, à la façon d'un coeur de grand pli-couché, dans un système de rétro-chevauchement*, similaire à celui qui affecte le schistes lustrés au nord de Lanslevillard ou qui détermine la lame de cargneules du versant sud-est du col de l'Iseran.

| voir l'exposé sur la nomenclature des nappes de schistes lustrés ligures |
Du côté sud du lac du Mont Cenis la partie haute des reliefs qui le dominent (Cime du Bard) appartiennent déjà à la marge du massif d'Ambin, formé de matériel briançonnais, qui est porté au jour par un gros bombement anticlinal.

Il s'agit essentiellement de micaschistes quartzeux souvent verts, anciennement rapportés au Permien mais maintenant attribués à la partie supérieure du socle cristallin proprement dit. Leur couverture carbonatée (essentiellement jurassique et crétacée) est réduite, comparable à celle qui repose plus au nord sur le socle cristallin du Mont Pourri. On n'en trouve en fait que des lambeaux résiduels, très dicontinus, présents notamment en rive droite du vallon qui descend de Corne Rousse (versant nord de la Cime de Bard).
Carte géologique simplifiée des abords
du Mont Cenis
redessinée sur la base de la carte géologique d'ensemble
des Alpes occidentales, du Léman à Digne, au 1/250.000°",
par M.Gidon (1977), publication n° 074
plus au nord ;
plus au nord-est
plus à l'ouest < cartes voisines >
plus à l'est
plus au sud
Autre découpage de la même carte, par coupures moins agrandies et couvrant des secteurs plus larges
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