Nom du fichier : http://www.geol-alp.com/chartreuse/6_sommets_ch/lorzier.html
en cliquant ci-dessus la page s'ouvrira dans une nouvelle fenêtre, sans barre de boutons et avec son titre correct, à partir de laquelle il sera aisé de créer un bookmark.
| Rochers
de Lorzier, Charminelle. |
Le crêt des Rochers de Lorzier
(1838 m) est formé par les calcaires du Fontanil, comme celui de la Grande
Sure, dont il représente le prolongement structural vers le sud. Mais, sur cette transversale, c'est lui qui constitue la ligne de partage
des eaux entre les bassins de la Roize (à l'ouest) et de Tenaison (à
l'est).

même
figure, plus grande
Le versant ouest du chaînon de la Grande Sure
vu de la montagne de Ratz, depuis les maisons supérieures
du village de Layat (à l'ouest du col de la Placette).
Tout le chaînon est constitué par deux
lignes de relief parallèles. Celle du Jurassique supérieur
(où l'on a distingué trois niveaux, Tii.,
Tim. et Tis., dans le Tithonique) détermine
seulement une ligne de replats (Charminelle, Jusson, Chorolant).
Celle des calcaires du Fontanil (cF) forme par contre la
ligne des crêtes principales.
Ce crêt est séparé de celui
des Rochers de Chalves, qui le relaie en direction du sud, par la combe monoclinale du vallon d'Hurtières
(au nord) et des Bannettes (au sud). Elles sont ouvertes dans les couches
riches en marnes de l'Hauterivien, mais aussi, leur bord occidental
dans les niveaux relativement délitables des calcaires
du Fontanil tout-à-fait supérieurs.

version plus grande,
muette, de cette image
Les crêts parallèles des Rochers de
Chalves et de Lorzier
vus du nord, depuis la Grande Sure.
Ce cliché montre bien la combe monoclinale de
l'Hauterivien (vallon et col d'Hurtières) séparant
le crêt de l'Urgonien de celui des calcaires du Fontanil,
et fait apparaître l'importance nettement plus grande de
ce dernier par rapport à celui de l'Urgonien.
En arrière plan, sortant de la brume de la vallée
du Drac (sillon subalpin), on distingue à gauche le Conest
et à droite le rebord oriental du Vercors (Moucherotte).
La morphologie souligne ici le fait que l'on peut distinguer deux niveaux dans l'Hauterivien,
le niveau inférieur étant plus résistant, parce que un peu moins riche en lits marneux que
le supérieur.
Les couches à faciès "calcaires du Fontanil"
peuvent être réparties entre 3 niveaux : cFs
= calcaires supérieurs ("à silex") brunâtres
et à lits marneux ; cFm = masse principale de calcaires
francs à patine claire (avec bancs subrécifaux)
; cChs = calcaires bioclastiques et argileux alternés
en lits d'épaisseur irrégulière de la partie supérieure de la formation
du Chevalon (= membre des Oullières).
Au pied de l'escarpement des Rochers de Lorzier affleure la formation du Chevalon moyenne (membre du Peuil), à marnes et marno-calcaires
prédominants (notée cChm).
cFs et cFm se rattachent à l'étage
Valanginien, cChs et cChm se rattachent
à l'étage Berriasien. On remarque que le faciès
"calcaires du Fontanil" tend à occuper de plus
en plus de place vers le bas de la succession en allant du sud
vers le nord dans ce chaînon.
Coupes transversales aux crêts de Lorzier
et de Chalves (figure agrandissable)
Ces coupes font suite vers le sud à celle de
la Grande Sure
même
fenêtre
< image
plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Les abrupts occidentaux des Rochers de Lorzier
vus du sud depuis le sommet de la Buffe (Vercors).
Ce versant donne une coupe de la partie inférieure
des calcaires du Fontanil et des couches de la "formation
du Chevalon" sur lesquelles ils reposent : noter dans
cette dernière le rubanement par les bancs calcaires plus
massifs et la formation de vires herbeuses sur les faisceaux de
bancs plus riches en argile.
Dans le coin inférieur gauche du cliché sont visibles
les bancs sommitaux du Tithonique. Ceux-ci sont redoublés
par le chevauchement de la faille de Mont-Saint-Martin (f.MSM),
dont le tracé suit la rive gauche du ravin de Charminelle
et se perd, vers le nord (à gauche), sous les éboulis
de la prairie de Charminelle.
Pour plus de détails
sur les calcaires du Fontanil
reportez-vous à la page
qui leur est consacrée.
La Bosse de Charminelle est constituée
par le soubassement stratigraphique normal de la succession :
sous un chapeau de marno-calcaires du Berriasien inférieur
ses abrupts boisés sont intégralement constitués
par les différents niveaux du Tithonique, qui est ici fort
épais.
La zone de replats et de buttes secondaires
qui sépare les Rochers de Lorzier de ceux de Charminelle
est essentiellement une combe monoclinale dont l'ouverture est
due au fait que le Berriasien inférieur est facile à
éroder. Elle correspond aussi au passage de deux accident
tectoniques, dont le tracé est d'ailleurs difficile à
repérer.

même fenêtre
< image plus grande, muette >
nouvelle
fenêtre
Le versant nord-ouest des Rochers de Lorzier
vu depuis le Banc du Mollard (abrupts occidentaux inférieurs
de la Grande Sure).
d.C = décrochement du Châtelet
; f.MSM = faille (chevauchement) de Mont-Saint-Martin.
Les astérisques indiquent la position des deux points
d'observation représentés plus loin dans cette
page
Le premier est un petite faille de chevauchement
qui représente très vraisemblablement le prolongement
vers le nord de la faille de Mont-Saint-Martin et qui semble faire
un jalon entre ce dernier et le chevauchement de Jusson (page
"Grande Sure").
Le second, qui limite du côté est les affleurements
de Tithonique de rive gauche du vallon de l'Hérétang
(l'Infernet), semble constituer l'ultime prolongement méridional
visible de la faille du Cul de Lampe (page "Grande Sure").
Toutefois les conditions d'affleurement (fort couvert forestier
et discontinuité des points d'observation accessibles)
font que ces corrélations sont quelque peu entachées
d'incertitude.

(figure agrandissable)
La rive gauche de la gorge de l'Hérétang
(pentes de l'Infernet)
vue depuis le chemin de rive droite (entre Miséricorde
et la Combe des Veaux)
(emplacement repéré par deux astérisques
sur le croquis d'ensemble du versant).
FMS représente le tracé, dans
les pentes les plus septentrionales des bosses de Charminelle,
de la faille de chevauchement de Mont-Saint-Martin : elle
rebrousse le Tithonique supérieur en crochon et se perd
plus bas dans les couches du Tithonique moyen, en s'y amortissant,
par glissement couches sur couches, dans le flanc gauche (oriental)
d'une petite charnière anticlinale.
Les derniers rochers de Tithonique visibles du côté
gauche sont séparés des calcaires du Fontanil de
la crête de Lorzier par une combe qui montre des marno-calcaires
du Berriasien. Ces derniers s'appuient en fait contre le Tithonique
par l'intermédiaire du prolongement méridional de
la "faille du Cul de Lampe" (FcL). Mais
celle-ci est masquée sous les bois et pratiquement impossible
à repérer depuis la rive droite de l'Hérétang
(d'où est prise cette vue).
A l'arrière plan, sur la crête des Rochers
de Lorzier, la barre massive des calcaires du Fontanil est décalée
deux fois par des petits décrochement dextres (D1
et D2). Ces cassures sont orientés nord-est - sud-ouest
(c'est à dire en biais par rapport à la direction
du regard). Leur compartiment droit comporte un rejet vertical
d'abaissement qui est dû au pendage vers l'est des couches
soumises au mouvement de coulissement .
Le versant nord des abrupts de Charminelle
montre un détail structural très mineur mais qui
mérite d'être observé en raison de son caractère
assez exemplaire.
Un détail de la falaise moyenne des abrupts
nord de Charminelle
dans l'entaille du cirque du Grépy, vue du nord depuis
le Banc du Mollard (emplacement repéré par un
astérisque sur le croquis d'ensemble du versant).
Bel exemple d'un système de failles normales
conjuguées, délimitant des grabens et des blocs
en escaliers, créé par l'extension à l'extrados
des calcaires massifs du Tithonique moyen (les rejets verticaux
sont de l'ordre de 1 m.)
So = surface de stratification ; Fd = faille à
compartiment droit abaissé ; Fg = faille à
compartiment gauche abaissé ; Z = direction de raccourcissement
; X = direction d'allongement
|
Carte géologique simplifiée
des abords de la Grande Sure.
(fond topographique d'après la carte IGN au 1/100.000°)
carte cliquer sur les imagettes Légende
|
 |
cartes géologiques au 1/50.000° à consulter : feuille
Grenoble
L'accès aux localités entre parenthèses (= qui appartiennent à une autre section du site) fait perdre la barre de boutons ; pour éviter cet inconvénient retrouvez la page désirée en passant par la page d'accueil de la section correspondante.
Aller à la page
d'accueil du site
Dernières retouches apportées à cette page le
23/04/08